| 03 Mai 2011
" Je vous aime toutes et tous : la vie est belle !". C’est par ces mots inédits dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale que Patrick Roy avait terminé sa dernière prise de parole devant ses collègues députés, de gauche et de droite, unis dans l’émotion.
Cette adresse fraternelle était à l’image de Patrick Roy, un homme et un élu profondément courageux et atypique.
Courageux, il l’a été par son investissement sans faille et quotidien dans l’exercice de ses mandats d’élu local et de parlementaire, dans le Nord, au service des habitants de sa ville tant aimée de Denain. Mais son courage, il l’a surtout démontré face à la maladie qui le rongeait et qui a fini par le vaincre. Il n’a pas hésité à la révéler et à la montrer, prouvant à tous qu’on peut être atteint du cancer et rester debout.
Patrick Roy était un élu atypique, pas seulement par la veste rouge qu’il arborait comme un étendard dans l’hémicycle. Il était ce qu’on appelle avec affection une « grande gueule » qui donnait de la voix chaque fois que l’injustice, le conservatisme et la réaction s’exprimaient à l’Assemblée. Il avait fort à faire. Sa voix, il l’utilisait aussi dans les concerts de rock « métal », musique qu’il aimait au point d’avoir créé un festival de hard-rock dans sa ville.
Patrick Roy nous a donnés, avec sa manière de mener son existence et d’affronter la mort, une leçon de vie. Nous nous en souviendrons.
A sa famille, ses proches, les élus et la population de Denain, je présente mes plus sincères condoléances.

