Les Contributions

Quelques pensées magnifiques

« Je crois que notre principale liberté n’est pas notre solitude mais notre fraternité ; pour les autres choses, il y a toujours le temps mais ce sera après cela » (Yannis Ritsos, poète grec et militant communiste plusieurs fois emprisonné par les dictatures)

« La liberté comme base, l’égalité comme moyen, la fraternité comme but » (Ricardo Mella, écrivain espagnol et militant anarchiste mort en 1925)

« J’ai rêvé d’un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus » (Léopold Sédar Senghor)

André Malraux et la fraternité

Un intéressant article signé de Manuel Pena Sanz analyse la place et les définitions de la fraternité dans l'oeuvre littéraire d'André Malraux et en particulier dans L'Espoir, son livre sur la guerre d'Espagne.

Les internautes peuvent le trouver, en version française, en tapant « fraternité Malraux » sur Google ou, en espagnol, à l'adresse suivante : www.dialnet.unirioja.es.

Extraits pour vous donner envie d'aller y voir : « Dans L'Espoir, la fraternité règne sur tout le roman. Elle n'imprègne pas seulement les grandes scènes du début de la guerre à Madrid et à Barcelone. Jusqu'à la fin du roman, cette fraternité illuminera toutes les scènes et même les plus dures : les combats acharnés de la Cité Universitaire, la défaite de Tolède, l'exode tragique de Malaga (...). Nous retrouvons la fraternité dans presque toutes les pages du roman préféré de Malraux, même si elle prend des visages différents. Les mobiles de l'engagement dans la guerre d'Espagne sont multiples mais il y a un dénominateur commun : la fraternité. C'est toujours un sentiment fraternel qui a poussé les héros de L'Espoir à se battre ».

"La Fraternité, un espoir en clair-obscur"

Analyse du livre  de Catherine Chalier (2004, Buchet-Chastel)

Catherine Chalier est philosophe, enseignante à Paris X, spécialiste de Lévinas et des sources hébraïques de la pensée.

L'idée centrale de ce beau livre est que, face au « tout-contractuel » de l'individualisme moderne et aux régressions fusionnelles de communautarismes étroitement identitaires, la fraternité serait ce lien fragile mais originaire et fondateur, en amont du politique, d'un être ensemble sans cesse malmené par l'histoire.

Des textes bibliques aux philosophes contemporains, de la pensée grecque à la devise républicaine, Catherine Chalier nous invite à situer la fraternité et « le langage fraternel de la responsabilité » du côté d'une transcendance (religieuse ou laïque) qui précède la liberté, l'égalité et la solidarité.

Ségolène Royal continue le combat contre les violences faites aux femmes

Suite à la déprogrammation d’un rappeur du festival des Francofolies, Ségolène Royal appelle chacun à garder son calme et à ne pas raconter n’importe quoi. Aujourd’hui en France une femme meurt sous les coups tous les trois jours. La lutte contre les violences faites aux femmes ne tolère aucun laxisme.

Toutes les affirmations de menace pour obtenir la déprogrammation du rappeur, de même que toutes les allégations de chantage à la subvention sont fausses et diffamatoires.

De Jackson à Obama : un fil politique ?

Comme des millions de téléspectateurs, nous avons regardé en direct les obsèques de Michaël Jackson, événement planétaire qu'on ne peut balayer d'un revers de main au motif qu'il ferait diversion par rapport aux sanglantes répressions de la Chine et de l'Iran, au coup d'Etat du Honduras et à bien d'autres tragédies subies au même moment par les peuples du monde. Car ce deuil mondialisé et cette « communauté d'émotion » (comme la nomme Paul Virilio, penseur des vitesses contemporaines), il faut tâcher aussi d'en comprendre le sens. A la mort de John Lennon, les radios mondiales observèrent une minute de silence. Mais la ferveur éplorée et partagée sous toutes les latitudes qu'a suscitée la mort de Michaël Jackson est proprement inédite.