"La Fraternité, un espoir en clair-obscur"

Analyse du livre  de Catherine Chalier (2004, Buchet-Chastel)

Par Sophie Bouchet-Petersen

Catherine Chalier est philosophe, enseignante à Paris X, spécialiste de Lévinas et des sources hébraïques de la pensée.

L'idée centrale de ce beau livre est que, face au « tout-contractuel » de l'individualisme moderne et aux régressions fusionnelles de communautarismes étroitement identitaires, la fraternité serait ce lien fragile mais originaire et fondateur, en amont du politique, d'un être ensemble sans cesse malmené par l'histoire.

Des textes bibliques aux philosophes contemporains, de la pensée grecque à la devise républicaine, Catherine Chalier nous invite à situer la fraternité et « le langage fraternel de la responsabilité » du côté d'une transcendance (religieuse ou laïque) qui précède la liberté, l'égalité et la solidarité.

Le paradoxe des camps de concentration : la fraternité plus forte que la déshumanisation.

Au coeur de la plus profonde détresse, la fraternité fut « le signe faible et tremblant, à bout de souffle même, qu'il reste « quelque chose » de ce lien » malgré l'entreprise de déshumanisation.

Jorge Semprun : « Ce n'est pas crédible, ce n'est pas partageable, à peine compréhensible (...) et pourtant, nous avons vécu l'expérience de la mort comme une expérience collective, fraternelle de surcroit, fondant notre être ensemble » (L'Ecriture ou la Vie).

Robert Antelme (l'ami de Mitterrand et mari de Marguerite Duras) : « On ne pouvait puiser de vraie force hors de la fraternité avec les autres d'ici » (L'Espèce humaine).

Dans une histoire « qui n'en finit pas de côtoyer le précipice », malgré le déchaînement des haines, le témoignage de la fraternité réussit encore à se faire entendre. Il faut porter sur lui un regard exempt de naïveté ou de bons sentiments et ne pas le réduire à l'exigence d'une conquête morale ou politique car ce qu'il atteste est plus profond : la relation d'une personne unique, « insubstituable », à une autre personne unique, qui donne sens à toutes les autres relations humaines.

C'est pourquoi la fraternité n'est pas fusionnelle (du même au même) mais plurielle (respectueuse de l'altérité de l'autre).

La tentation du fratricide

Les Livres des Anciens (Hébreux, Grecs, Romains) comportent nombre de récits où la fraternité de sang devient rivalité mortelle : Abel et Caïn, Joseph et ses frères, Etéocle et Polynice, Romulus et Remus.... Si tous affrontent « la terrible violence que charrie le fait anthropologique de la fratrie, ils en tirent des conséquences très différentes quant au sentiment et à l'idée de fraternité ».

Dans la tragédie grecque : malédiction transmise de génération en génération et triomphe de la mort sur la vie.

Le combat fratricide d'Etéocle et Polynice répète l'impuissance de leur père, Oedipe, qui a commis à son insu le parricide et l'inceste. Antigone à son tour rejette sa soeur Ismène qui refuse de braver Créon pour enterrer leur frère Polynice. Dans cette lignée marquée par la confusion des places, le seul lien dont Antigone soit sûre est celui qui l'unit à son frère, c'est son unique protection contre l'indistinction familiale, la seule assurance de son identité propre quand le père est aussi le frère de ses enfants et la mère leur grand-mère. Antigone ne peut exister que comme soeur mais le prix à payer en est la mort.

Dans la Bible, le fratricide originel de Caïn ne débouche pas sur la malédiction du destin et l'extinction de la lignée : le récit biblique donne au contraire une nouvelle chance à une fraternité qui se situe du côté de la vie.

Après la mort d'Abel, Adam et Eve donnent naissance à Seth : une nouvelle postérité répare les conséquences du fratricide. La Bible a, comme les Grecs, une conscience aigue des menaces de la jalousie haineuse sur la fraternité (Ismaël supplanté par Isaac, Esaü qui veut tuer Jacob, Salomon contre Adonias...) mais elle relance l'espoir d'une fraternité échappant à la répétition de la fatalité. Elle ne décrit pas la fraternité comme un fait mais comme une espérance qui dépend « de la disposition à accueillir en soi une Parole qui renouvelle le souffle des vies trop enclines à pactiser avec le malheur ».

Avec les Evangiles, la fraternité de ceux qui partagent la foi chrétienne ne dépend pas non plus d'une décision autonome mais « présuppose une Parole préalable qui appelle chacun à exister comme frère ou soeur parmi des frères et des soeurs ».

La fraternité biblique suppose communauté d'origine et unicité de chacun

Dans le mythe grec des origines, après que Zeus ait puni l'humanité d'un déluge qui ne laisse que deux survivants, il commande à ce couple de jeter derrière lui des pierres qui se transforment en hommes et en femmes. Mais ce peuple issu des pierres, qui se reproduit sans union, n'est pas formé de frères et de soeurs, seulement de familles jetées sur terre au hasard, en lutte les unes contre les autres, éprouvant faute de parenté effroi et terreur dans leurs rapports mutuels. Pour nombre de philosophes grecs, ce n'est d'ailleurs pas en se tournant vers ses frères que l'homme atteindra la plénitude de son humanité mais en imitant l'ordre inhumain et parfait du cosmos.

Le récit biblique fait de l'altérité une dimension constitutive de la fraternité.

Adam n'est pas simplement « issu du Père », il est d'emblée créé comme séparé, comme absolument autre et doué de liberté. Unique parmi des uniques, l'homme est la seule créature qui n'est pas créée au pluriel : son individualité ne relève pas, comme pour les animaux, d'une différenciation au sein d'un genre. Unicité et liberté donc responsabilité (à l'opposé du déterminisme grec) : le fils ne portera pas la faute du père et chacun pourra toujours s'arracher au mal.

« La fraternité humaine est pensée comme le corollaire de l'unicité de la famille originaire » et comme l'effet d'une vie donnée par le verbe à « des personnes absolument irréductibles les unes aux autres et pourtant déjà en relation les unes avec les autres car, loin de faire obstacle à la fraternité, leur foncière non coïncidence atteste de sa plus haute signification ». La fraternité n'est possible qu'entre « des singularités liées entre elles par le désir et les affects mais aussi par la liberté et la responsabilité ».

Les « politiques de la fraternité »

* Cités grecques : la fraternité des semblables.

Contre les divisions qui opposent les cités grecques, les philosophes fondent leur réconciliation sur la métaphore de la famille et sur l'idée d'une fraternité civique, fruit de la raison et garantie par le mythe d'une fraternité immémoriale. Pour instaurer l'harmonie, ils préconisent l'oubli des offenses et pensent les frères comme des semblables.

* Thorah : l'Alliance, condition de la fraternité.

Le frère n'est pas lié au frère par un contrat librement passé et exigeant la réciprocité mais par une alliance dans laquelle chacun est engagé et qui fait les hommes tous responsables les uns des autres. La fraternité excède ici les liens de famille : un peuple constitué de fils en fait des frères les uns pour les autres et ouvre l'horizon de la fraternité au-delà des siens. La « politique des frères » ne résulte pas de droits appartenant en propre aux individus (droits de l'homme) car les droits et les devoirs qui lui donnent sens préexistent aux individus. C'est cette « alliance pré-originaire » de Dieu avec l'homme qui rend possible la fraternité et non l'éventuelle bonne volonté des hommes, les élans du coeur ou les choix de la raison.

* Evangiles : la nouvelle fraternité de la foi.

Comme dans la Bible, la fraternité y est affranchie des liens du sang et affaire de personnes singulières contre l'indistinction des liens fusionnels. « La fraternité est appelée à respirer au grand vent de l'altérité ». Jésus est « l'aîné d'une multitude frères » (St Paul) qui partagent une même foi, qu'ils soient grecs ou juifs, hommes ou femmes, libres ou esclaves. La nouveauté du message : « vivre comme si chacun accédait au frère en autrui ».

Problème : quand la fraternité comme espérance devient une impatience, la tentation est récurrente de la vivre loin de l'arène publique, comme une fraternité entre soi. Diverses écoles hellénistiques cultivent cette « amitié » (plutôt que fraternité) entre semblables unis par une recherche commune de « la vie bonne ». Les premières communautés chrétiennes tentent de vivre leur fraternité en marge du politique.

La fraternité dans la devise républicaine

*Le tryptique liberté-égalité-fraternité ne s'est pas imposé sans difficultés.

Rousseau souligne la dimension festive de la fraternité spontanée. La fête genevoise est, pour lui, l'expression affective d'une fraternité qui abat les distinctions sociales et barrières courantes entre citoyens. Mais cette fraternité heureuse, ce moment de « joie publique », ne dure pas : les intérêts particuliers et les malveillances reprennent vite le dessus. Il faut donc « trouver l'expression politique institutionnelle qui donnera à la fraternité humaine la garantie de la durée en la rendant solidaire de l'égalité et de la liberté ». C'est le contrat social, flanqué de la religion civile, l'inscription dans a loi ldu principe et de la promesse de fraternité.

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 ne mentionne pas la fraternité car, dans les premiers temps de la Révolution, le mot garde un parfum d'Ancien Régime (Bossuet fondait la fraternité sur la paternité divine et y adossait une doctrine justificatrice d'un ordre social désormais perçu comme injuste).

Mais on célèbre la vertu (morale et politique) d'une fraternité d'individus libres et égaux.

En 1790, Camille Desmoulins évoque ces « soldats citoyens » qui se promettent liberté, égalité, fraternité. Les « actes de fraternisation » sont alors de « libres serments ».

Robespierre prédit un avenir « où la fraternité sera à même de récupérer sa douceur originelle » mais la fraternité se durcit avec la République en danger (« la fraternité ou la mort ») et c'est en son nom que la Terreur en chasse des ennemis intérieurs toujours plus nombreux.

Après Thermidor, la fraternité paye son lien avec la Terreur et il faudra un long travail de déliaison pour qu'elle émerge à nouveau dans l'espace public.

Dans les années 1840, les premiers socialistes discutent de la pertinence de la fraternité comme principe et comme valeur politique pour « conjurer l'individualisme de sujets porteurs de droits sans pour autant succomber aux prérogatives du « tout social » qui menacent la liberté ».

Pierre Leroux est pour, St Simon et Fourier sont contre.

Baudelaire moque « la prostitution fraternitaire ».

Pour Michelet, seule « la fraternité qui se déduit de la liberté et de l'égalité échappe au caractère éphémère et impuissant du sentiment comme aux diktats de la loi qui finissent par la détruire ».

La fraternité maçonnique, quoiqu'universaliste, reste une fraternité d'élection : des égaux liés par le partage d'un secret, oeuvrant certes pour le bien de l'humanité mais réservant la fraternité aux initiés.

Quant à la fraternité romantique, elle est indissociable de la mort, de la nostalgie d'une (con)fusion heureuse. Ses retrouvailles avec « l'âme soeur » sont une glorification du même, à l'opposé de l'irréductible singularité au fondement de la fraternité.

En 1848, la devise républicaine devient officielle.

Elle est inscrite à partir de 1880 au fronton des édifices publics.

La fraternité républicaine donne une tonalité plus concrète aux droits individuels sans les aliéner à un idéal fusionnel qui les annihilerait.

Mais la « grande fraternité socialiste » chère à Jaurès se brise dans les tranchées de la 1ère guerre mondiale et les quelques tentatives de fraternisation entre soldats des deux camps sont impitoyablement réprimées.

Pendant la Résistance, certains maquisards en appellent à la fraternité comme à une loi métapolitique justifiant la dissidence.

La « fraternité admirable » de ceux qui ont dit « non » est au service de la lutte pour la liberté et pour l'égalité. Telle une « évidence du coeur », elle en donne un avant-goût.

Fraternité-violence et fraternité infra-politique

Pour Sartre, même la violence de la Terreur reste lien de fraternité car si on s'acharne sur le frère, c'est au nom de « son propre serment et du droit qu'il reconnaît sur lui aux autres ». De cette violence inévitable dans l'arrachement à l'oppression doit naître une fraternité nouvelle. A ceux qui baptisent « fraternité » la communauté des crimes commis ensemble (contre-révolutionnaires, lyncheurs, colonisateurs...), il faut opposer une autre fraternité combattante qui est l'envers de la haine subie mais qui, ajoute-t-il, devient vite impitoyable pour ceux qui ne font pas absolument corps avec le groupe. Voilà pourquoi, écrit-il, « dans les partis autoritaires, la fraternité est la forme la plus immédiate et constante de la Terreur ».

Pour Hannah Arendt, la fraternité caractériserait « les peuples parias » alors que les peuples libres préfèreraient l'amitié. Elle décrit « l'inclination fraternelle pour les autres être humains » comme un « jaillissement de la haine pour le monde où les hommes sont traités de façon inhumaine ». Elle situe la fraternité du côté du « ressentiment » (Nietzsche) contre la persécution.

Trait distinctif des humiliés et des opprimés, la fraternité serait une sorte de réconfort à défaut d'efficacité politique, la chaleur « d'hommes étroitement liés, serrés les uns contre les autres » mais incapables de donner à la pluralité humaine la dignité d'une communauté politique.

Ce procès fait à la fraternité s'adosse à une critique de la compassion comme substitut du politique. Car, pour elle, la liberté et l'égalité ne peuvent grandir sur la seule base du partage de la souffrance. Quant à la pitié humanitariste, elle isole chacun dans une unicité collective factice plus qu'elle ne promet et permet un monde commun accueillant à la pluralité humaine.

La fraternité est-elle émancipatrice ?

A la différence de la liberté et de l'égalité, la fraternité ne constitue pas un droit, subjectif ou objectif, pour lequel lutter. Qu'on la prenne comme principe, promesse, vertu ou sentiment, comme devoir moral ou politique, elle n'a ni le titre d'obligation juridique passible de sanctions ni celui de but politique émancipateur.

Il est exact qu'elle ne suffit pas à constituer une communauté politique. Elle peut même être l'habillage de replis communautaristes en tous genres voire d'un rejet ou de dénis de la citoyenneté.

Mais la citoyenneté a besoin de la fraternité et de ce « sentiment d'humanité » (Tolstoï) dont l'oubli peut conduire à commettre des crimes en s'estimant irréprochable (comme ces juges qui confondent inhumanité et impartialité). Pire : en effaçant la fraternité, le politique risque de s'abandonner à l'illusion d'une liberté qui ignore ses limites car elle récuse cette forme de transcendance nécessaire qu'est la fraternité.

Dans les sociétés modernes, l'autonomie devient le maître-mot de l'émancipation et tend à se confondre avec la liberté, méconnaissant cette « interpellation antérieure » dont procèdent la fraternité et ses obligations, distinctes de la solidarité qui, elle, est fondée sur l'interdépendance des individus dans un même ensemble et sur une exigence de « réciprocité intéressée » étrangère à la fraternité.

Il y a deux conceptions opposées de la fraternité : ·

  • une fraternité qui prévient le désir de s'approprier l'autre, qui ne postule pas une essence commune, valorise la séparation et « l'épreuve de l'étrangeté de l'autre » ; elle inclue sans confondre ;
  • une fraternité identitaire basée sur une similarité essentialiste donc forcément exclusive et excluante.

Conséquence politique d'un certain oubli de la première fraternité dans le monde moderne : le violent retour de la seconde sous des formes régressives impitoyables aux récalcitrants « Mon semblable, mon frère » = le piège

Cette forme de reconnaissance envers autrui, certes promesse de réconciliation, déduit la fraternité d'une ressemblance (réelle ou supposée) et exclue l'idée d'une fraternité du dissemblable. Elle pose l'autre comme alter ego, autre moi-même, et érige en modèle celui qui décrète que l'autre est son semblable. Cette fraternité conforme à l'idéal du même avoue (et parfois revendique) sa limite : l'exclusion de qui ne participe pas à cette ressemblance. C'est une fraternité conditionnelle.

Fraternité et sororité

La disymétrie sémantique est indéniable : la fraternité, construite sur le vocable masculin de frère, revendique une universalité déniée à la « sororité », réservée aux femmes. Liberté et égalité ne souffrent pas de cette connotation. Le mot porte la trace de ce que furent les prérogatives des frères... Pour promouvoir « une façon fraternelle de se tenir à proximité de l'autre » sans l'assigner à quelqu'identité postulée ou ressemblance obligée, il faut donc « dénaturaliser la fraternité » au profit d'une signification capable de porter un espoir universel.

Fraternité entre les générations

Plus que de solidarité, évidemment nécessaire, il s'agit là d'une alliance généalogique irréductible au caractère transitoire de tout pacte social et indissociable d'une réflexion sur l'humain dont le politique n'épuise pas le sens. Là aussi, la reconnaissance d'un réseau d'obligations à l'égard des générations antérieures et suivantes ne relève pas seulement d'un choix autonome et individuel ; elle ne procède d'aucune réciprocité assurée. La solidarité est un lien de fait et/ou de choix qui, comme la fraternité, souligne la responsabilité de tous à l'égard de tous. Mais la fraternité est ouverture sur une communauté d'origine irréductible au commencement contingent et historique de la vie de chacun. Les religions l'appellent Dieu mais il n'est pas besoin de croire pour lier la fraternité à une transcendance qui précède et excède la solidarité des bonnes volontés ou des choix rationnels. « L'alliance des générations expose à cet impératif de fraternité, au souci pour la vie fragile d'autrui, sans attendre de contre-partie ».

La fraternité « fragilise chacun dans le sentiment de son bon droit à être quand et même si cela doit se monnayer par l'accentuation de la leçon de ténèbres vécue par autrui ». Ni réalité empirique, ni injonction moralisatrice, elle « témoigne de l'éminence d'un « point de bonté » enfoui en chacun, un point dont aucune philosophie, aucune religion, et a fortiori aucune idéologie ne détient le secret mais qui, parfois, éclaire les plus grands naufrages ».

Elle inclue la délicate « fraternité vis à vis de l'ennemi » qui ne signifie pas, contrairement à une interprétation lénifiante des Evangiles, qu'il faut se soumettre aux ennemis réels au prétexte qu'ils seraient des frères mais incite à les combattre sans les haïr et à ne pas réserver le nom de frère à qui partage la même espérance.

Jan Patocka (philosophe tchèque) parle dans ses Essais Hérétiques de la « prière pour l'ennemi » et de la « solidarité des ébranlés » qui se sont combattus en affrontant le même abîme dans les tranchées.

En guise de conclusion :

« Cette pensée d'une fraternité irréductible, en dépit des antagonismes cruels et des actes barbares dont la récurrence innerve l'histoire, n'escompte pas qu'un jour les hommes seront des frères, elle ne dit pas non plus qu'ils l'ont été jadis ou qu'ils le sont maintenant (...), elle cherche à dire comment sa clarté traverse la durée, à temps parfois, à contre-temps surtout ».

« Concept métapolitique par excellence, la fraternité s'associe au politique pour mieux le mettre en demeure de se renouveler, de chercher encore la justice et la vie ».

 

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