| 07 Février 2011
Jamais depuis dix ans la progression des salaires n'a été aussi faible.
En 2010, le salaire mensuel de base a augmenté en moyenne de 1,8 %, mais, compte tenu de l'inflation, la hausse du salaire réel n'a été que de 0,3 %. Entre 2005 et 2008, les salaires se sont bien tenus : de + 2,5 % à + 3 %. Et, en 2009, au début de la crise, les salaires avaient encore bien résisté : + 2,1 % en termes réels.
"La France qui se lève tôt", selon la formule de Nicolas Sarkozy, est donc à la diète, et les classes moyennes, au coeur de son électorat, déjà soumises à une hausse continue des dépenses incompressibles (logement, alimentation), subissent de plein fouet cette rigueur. Ce coup de frein salarial a des raisons évidentes : la hausse continue du chômage incite les entreprises à la modération. La course à la compétitivité, engendrée par la mondialisation et la concurrence des pays émergents, oblige à tenir les coûts.

