Tribunes
| 18 Janvier 2010
Tribune publiée par Jacques Julliard. (Libération du 18/01/10)
Un texte stimulant, qui embrasse les grandes évolutions du capitalisme depuis trente ans et leurs conséquences pour la gauche. L’avènement d’une société d’actionnaires, mue par la voracité de quelques uns au détriment du bien-être et de la liberté de tous les autres ; le chantage du capital, mobile et mondialisé, sur le travail, de plus en plus précarisé et sous-payé ; la « décivilisation » des rapports sociaux et la marginalisation des grandes organisations collectives, notamment syndicales ; la capitulation de l’Europe… toutes ces tendances sont scrutées par le regard sans concession de Julliard. Parce qu’elles contenaient, chacune à leur manière, les ferments de la crise.


"Une crise sans précédent frappe de plein fouet l'économie mondiale. La France connaît, à son tour, le cortège grandissant des fermetures d'entreprises et de licenciements dont les salariés sont les premières victimes. Nous entendons le désarroi des salariés, l'inquiétude de toute une population, la menace de la pauvreté pour un nombre toujours plus grand de Français.
L’incontinence langagière de Nicolas Sarkozy est de notoriété publique. Aux psys d’apprécier ce qu’il entre d’infantile dans cette jouissance de la transgression verbale, danscet acharnement à rapetisser autrui, ministre, opposant de la République ou chef de gouvernement étranger. Je ne ferai à l’exhibition de cette ivresse de soi, aussi répétitive qu’un symptôme, nul procès en « folitude », car c’est de politique qu’il s’agit et, pour le pays, de conséquences diplomatiques et économiques.