Etats-Unis d'Amérique

Les cercles vertueux du web et du terrain : quelques leçons de la campagne d'Obama

Il est banal de souligner, parmi les raisons majeures de la victoire d’Obama, la formidable force de frappe de sa campagne «  on line »  et son impeccable maîtrise de la culture juvénile des « réseaux sociaux » (FaceBook, MySpace, etc.) : des outils performants et diversifiés, des techniques collaboratives optimisées, une équipe de pros, étoffée et pilotée par les meilleurs.

Il est banal également de citer, à l’appui de cette efficacité internautique, son rendement en matière de collecte de fonds à travers, notamment, la mobilisation massive des petits donateurs.

Cette cyber-campagne a enthousiasmé les internautes et valu à Obama le soutien quasi-unanime de la Silicon Valley. Les publicitaires français se pâment (cf. article des Echos). Les adeptes du marketing participatif y reconnaissent leur manière de mettre le consommateur à contribution.

Saul Alinsky, "organisateur de quartiers"

Peu et mal connu en France, Alinsky est une figure majeure et originale de la riche histoire du militantisme progressiste américain. Aux Etats-Unis, où il fut très célèbre et où ses méthodes continuent de faire école, il est considéré comme le fondateur du community organizing (organisation communautaire dans les quartiers populaires).

L'association avec laquelle Obama, frais émoulu de l'université, milita pendant 3 ans comme organisateur de quartier (et non « travailleur social » comme l'ont hâtivement écrit certains journalistes français), s'inscrit dans cette filiation alinskienne (Jerry Kellman, qui l'y recruta au début des années 80, en est directement issu).

La plus belle définition de la démocratie (Lettre d'Amérique 5)

"Mon voyage en Amérique s'est achevé aujourd'hui. Une nouvelle ère a débuté, le changement est en marche. Barack Obama a pris une décision symbolique, la première : comme il l'avait promis, la prison de Guantanamo sera fermée d'ici un an. L'Amérique est fière à nouveau, fière du visage qu'elle offre au monde.

En quittant Washington, en dialoguant à l'aéroport avec des Américains, je sens une confiance nouvelle, dénuée d'arrogance. Je mesure la force tranquille que donne la volonté de renouer avec un destin collectif. Un pays divisé est un pays affaibli, nerveux, aux aguets, perméable aux tentations violentes. Un pays uni est fort, capable de surmonter les épreuves sans chercher à en imposer aux autres.

Mémoire d'Hillary Clinton sur "le modèle Alinsky"

Traduction : Désirs d'avenir

« Il n'y a que la lutte... »

Une analyse du « modèle Alinsky »


Mémoire présenté dans le cadre de l’obtention du Bachelor of Arts degree de l’Université de Wellesley, Massachusetts.

Hillary D. Rodham

Sur une petite phrase et sur l'essentiel (Lettre d'Amérique 4)

Chères amies, chers amis,

Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d’une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j’aurais « inspirée ».

Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n’avaient ni le son ni l’image : « Son ego est devenu totalement démesuré ! », se sont-il dit…

Alors, quelques précisions pour les rassurer.
Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c’est à une question amicalement provocatrice d’un des journalistes que j’ai répondu de façon humoristique ! Intention bien comprise par l'AFP, comme on peut le voir sur la vidéo de l'interview et comme en atteste la dépêche*.