
Notre positionnement sur l’échiquier politique français :
L’ouverture au centre ?… Pour aller dans quelle direction ?
Quant au centre, cette famille politique se propose de prendre ce qui est bien à droite et à gauche et de rejeter ce qui est mal. Ce qui voudrait dire qu’elle nous laisse ce qui n’est pas bien ? Beau cadeau !
Encore faudrait-il s’entendre sur ce qui est bien et ce qui est mal. Le choix du bien et du mal provient naturellement et uniquement du point de vue des personnes ayant pris ce positionnement politique. (ils ne sont pas infaillibles.)
Néanmoins, on peut parfois reconnaître au centre son rôle de médiation entre la droite et la gauche, entre la majorité et l’opposition.
L’inconvénient, c’est qu’à part, leur positionnement politique, nous dire que sur les thèmes génériques, comme nous, ils sont plus pour le beau temps que le mauvais, nous ne savons pas grande chose de leur vraie politique sur des domaines précis.
D’ailleurs cette imprécision est entretenue savamment pour ménager la chèvre et le choux. Pour eux cela fait partie intégrante de leur stratégie.
Si cette famille politique obtenait un jour la majorité et le pouvoir, il faudrait bien que comme la gauche ou la droite, elle soit en mesure de décider d’une orientation précise sur les questions venant à l’ordre du jour.
Lorsque l’on arrive dans un carrefour, aller à droite ou à gauche, ce n’est pas la même chose.
Ce qui serait intéressant, dans notre ouverture et notre dialogue avec le Modem et surtout avec sa base, c’est qu’ils nous donnent au moins des indications sérieuses sur la direction qu’ils entendent prendre au niveau économique et social. A quel niveau, ils entendent placer le curseur des régulations économiques en France, en Europe et au niveau mondial.
Deuxième enseignement : La seule union de la gauche ne permettrait pas de vaincre la droite. (sources : page 13 de la contribution.) C’est pourquoi il nous faut faire appel à tous ceux qui se reconnaîtront dans notre conception de la République et de la démocratie, car il faut attirer tous les démocrates.
(suite : le parti socialiste poursuit se mutation – 6)