Les débats participatifs

Un Parti socialiste efficace et ouvert

Le parti socialiste poursuit sa mutation. (sa révolution interne) – 4

Par DAVID Henri le 15/07/2008

Notre positionnement sur l’échiquier politique français :

Une différence trop peu marquée entre la droite et la gauche ?

Etre une force « responsable » :( voir : Le parti socialiste poursuit sa mutation – 6) :
Nous devons être une force responsable. S’il arrivait au pouvoir actuel de prendre des décisions qui vont dans le bon sens, nous devons le reconnaître.
Aboyer à tout bout de champs à chaque fois que nous voyons apparaître un représentant du pouvoir peut devenir lassant et se banaliser, et je ne suis pas certain que cela nous rende plus audibles pour autant. Rester dans une position critique coûte que coûte serait stérile. Se radicaliser à tout prix serait un mauvais calcul.
Dans ce cas de figure, les pertes engendrées dans son propre camp seraient bien insuffisantes pour compenser tous ceux qui seraient susceptibles de nous rejoindre du camp d’en fasse.
Nous sommes dans l’opposition : Cela est bien acquis.

Nous arrivons à une époque où il ne faut pas prendre les gens pour des gogos, il faut les respecter, ils sont suffisamment intelligents pour comprendre et faire la distinction de ce qui relève du fond et ce qui relève de la simple posture politique (voir : politicienne).

Simplement je reprendrais la citation de la contribution : « Une lucidité radicale » page 8, dernière phrase du 3ième paragraphe : « qu’ils soient capables de déchiffrer les différentes stratégies, d’en discerner les raisons obscures et inavouables et donc de les déjouer ou, au contraire, d’en apprécier le patient courage donc de les soutenir ».

Et puis les gens sont souvent plus perspicaces que l’on peut l’imaginer, ils peuvent bien comprendre que si nous reconnaissons, une bonne action sur un sujet précis, de la part de nos adversaires, ce n’est pas pour cela que nous approuvons le contexte général dans lequel ce sujet précis se situe.

L’opposition sera grande, si elle sait aussi être responsable.

Les français au moment voulu seront bien distinguer tous ceux qui sont réellement soucieux de l’intérêt général et supérieur de la nation. Et comme nous le savons dans une situation donnée, l’intérêt supérieur, dans une grande démocratie comme la France, peut exiger le recours d’une alternance vers l’opposition.

Pour être crédible, l’opposition ne doit pas se cantonner dans la critique systématique, se contenter de protester et être à l’affût de toute grosse bourde commise par l’adversaire, elle doit convaincre que son projet est le meilleure et que son leader a les qualités requises et de grandes compétences.

Premier enseignement : Seule la puissance de notre discours sur le fond doit fédérer la gauche. (sources : page 12 de la contribution.)

(suite : le parti socialiste poursuit sa mutation – 5)