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Je me suis retrouvé au chômage 3 fois depuis que j'ai commencé à travailer: septembre 1987, près de 22 ans d'activité professionnelle.
A chaque fois j'ai pu retrouver un job en 4 à 5 mois. Et encore pour le dernier poste en juin 2008, j'y ai mis le temps car je n'acceptais pas n'importe quoi et refusais de retourner sur Paris: 5 mois de recherche.
Pourtant je ne suis pas dans un secteur porteur: Lyon, certes, mais cadre administratif et financier. Un secteur qui a eu tendance à ce boucher depuis l'avènement de l'informatique et d'internet dans les années 80 / 90.
Si j'avais du attendre le concours de l'ANPE ou des ASSEDIC, même de l'APEC, je serais encore en train de chercher un job.
Alors vous pensez bien que "Pôle Emploi" ne sera pas l'outil nécessaire aux chômeurs.
Lors de ces trois fois, le même constat sur les sois-disantes structures faites pour nous aider:
C'est un endroit stressant, démoralisateur, une vrai cour des miracles où se cotoient des déprimés, des gens qui en veulent, des assistés, des cadres, des employés, des ouvriers de bonnes volontés, des gens désoeuvrés, des gens en situation d'échec grave....
Le personnel n'est pas à la hauteur: fonctionnaires à mi-temps, rarement disponible, semblant d'être à l'écoute, pas au courant des nouvelles méthodes efficace pour trouver un job, rythme trop lent quand on sait que la vie professionnelle est à un rythme de 300 à l'heure. C'est l'assistanat social de Soeur Teresa, un hôpital sans soin, faussement à l'écoute. Et que dire des annonces ANPE auquelles vous postulez! Vous n'avez jamais de réponse!!!! Et si vous n'y répondez pas, on vous radie des chômeurs.
Quant à l'attitude des employés ex-Assédic, c'est déplorable! A leur yeux nous sommes tous des glandeurs professionnels et tout est bon pour diminuer les indemnités de chômages: les primes passent à la trappe de la base du calcul, les préavis non effectués et non indemnisé ne sont pas pris en comptes, c'est "tant pis pour nous" m'a asséné un de ces employé une fois. Les carences en tout genre, les délais de paiement aléatoirs, les sois-disant contrôles (subjectifs) Et pour ceux qui ont le malheur de vouloir s'en sortir par eux-même (les créateurs d'entreprises) sont embêtés: diminution des indemnités sur le moindre soupçon de travail effectif ou non en tant que gérant en création d'entreprise...
UN CAUCHEMAR! les chômeurs ne seront jamais efficace pour retrouver un job dans ce cadre là!
Heureusement que ma force de caratère m'a toujours donné des ailes lorsque je me suis retrouvé au chômage. J'ai bousté ma recherche: je me suis vendu, comme le ferait un commercial pour son produit ou son service.
En passant par la caisse de retraite des cadres, j'ai fait appel à un organisme qui m'a permis de faire un véritable travail sur moi, bâtir mon CV, et savoir me présenter et me "vendre" lors des entretiens d'embauche. C'est très efficace!
On vous épaule,on vous suit, on vous demande des comptes, comme dans une entreprise. Mais jamais on ne vous casse, on se débarrasse de vous, on ne vous assiste comme dans un pleuroir. On vous bouste, on vous met en confiance. Et ça marche!
Après avoir eu un job en juin 2008 j'ai même pu en changer en avril dernier: je n'avais plus que l'embarras du chois....en pleine crise économique, dans un secteur où il y a peu de déboucher.
Il faut revoir tout le mécanisme de formation, d'encadrement des jeunes avant leur sorti de la vie scolaire: il doivent apprendre à trouver un travail, à ne pas être "passif" et subir la situation mais à être "actif", mobilisé, à en vouloir.
La prise en charge des chômeurs doit changer radicalement:
- changement des mentalités: un sans emploi n'est pas un chômeur, personne passive, mais une personne vendeuse de services.
- Structure: un bâtiment de professionnels du recrutement pour guider les chercheurs de poste (car on n'est pas chômeur mais chercheur d'emploi), détruire l'ANPE, ses mentalités et le profil de ses employés
- Formation: une véritable étude de soi pour connaitre toutes les possibilités qui s'offre à nous et non pas seulement recommencer le même métier, la même précarité.
- Indemnisation: un acte de soutien à la recherche active pour financer les formations et déplacements nécessaire tout en assurant un minimum pour vivre en attendant. Assez de calcule comptable! (lol, je suis financier!). Tout cela permettra de remettre d'avantage de gens au boulot donc de diminuer les périodes d'indemnisation.
Tout cela pour pouvoir retrouver un job en 6 mois en moyenne.
Assez de faux semblant, de vide derrière les façades!
Thierry de Lyon
Commentaires
Une vraie s'impose
Bonjour,
J'ai fait, moi aussi, le parcours (très bref) du combattant pour retrouver un poste dans l'enseignement de l'anglais, dans la, formation professionnelle. Je pense que l'ANPE, l'ASSEDIC sont des structures à repenser de fond en combe, peut-être à remplacer par d'autres plus dynamiques. En fait, je pense que leur personnel n'est formé majoritairement pour accomplir les tâches qui leur sont confiées et il est également insuffisant.
En outre, il faut une synergie entre les pôles types ANPE, et les employeurs et autres acteurs directement concernés. Et cela demande aussi des investissements massifs de la part du Ministère du Travail et un changement de mentalité : que les demandeuses-eurs d'emploi ne soient pas considérés comme des "glandeuses-eurs"se payant du bon temps sur le dos de ceux qui travaillent ! - Vaste programme !
Fraternité
Réponse à...
je vois que toi aussi tu es passé par là et que tu fais globalement le même constat.
J'ai rencontré une personne à Avignon ce week end qui m'a dit avoir été radiée des listes pour avoir oser refuser un poste de comptable à 60% de moins que son salaire précédent!...Il était Chef comptable et on lui proposait un poste d'assistant comptable pour saisir des factures fournisseurs....Belle promotion! Belle compétence des employés ANPE/ASSEDIC!
Voilà les conséquences des nouvelles lois de Sarkosy et de l'UMP sur "les devoirs" des chômeurs!
A ce rythme nous serons aussi compétitif que l'Inde ou les Chinois.
On nous tire vers le bas pendant que les plus riches bénéficient du bouclier fiscal
Ce post est à afficher partout
A l'évidence il faut créer autre chose que ces structures "mouroir".
Il faut impérativement changer les mentalités.
Le post ci dessus en fait une démonstration éclairante.
Il faut former à la "proactivité"., durant un temps prédéfini, les hommes et femmes en recherche d'emploi
Cette transformation, ce changement de mentalité les conduira à s' adapter par une formation à une autre qualification en rapport avec les emplois disponibles. Elle permettra d'intégrer plus sûrement les difficultés et obstacles qui seront à franchir.
Ceci suppose le mise en place d'une chaîne indéfectible, très soudée, très fluide.
Voilà pour ce qui est de l'idée, reste à écrire le scénario.
Pour le reste, les indemnités sont à revoir. Qui paye. Combien de temps.
A j'oubliais un détail. Il faut également un autre type de syndicalisme!!! Vous parlez d'un détail!
Transformons ensemble .
Pole Emploi
Si j'agrée au discours sur les manques du pole emploi (il faut avouer que c'est plus un système fait pour gérer au jour le jour un "stock d'esclaves" qu'un système d'aide au retour à l'emploi) Je suis plus réservé quant à l'approche du chômage qui est faite par Thierry69. Il a toujours été plus facile à un cadre financier de 40 ou 45 ans (malgré les brillants résultats obtenus ces derniers temps par la finance, hi hi...) de retrouver un emploi qu'au pékin vaguement chaudronnier ou manoeuvre, même âgé seulement de 35 ans.
Et je ne parle même pas du phénomène qui, malgré quelques exceptions, veut que, :
- Avant 28 ans, on manque d'expérience (stages gratuits, point barre).
- De 28 à 45 ans, on est trop cher.
- A partir de 45 ans on est trop vieux.
Mais il faudra quand même travailler jusqu'à 67 ans.
On oublie que s'il y a 150.000 personnes habituées au chômage en période de croissance, il est possible qu'elles soient guidées par une certaine répugnance face à l'effort, mais quand ça atteint 3 millions et demi de personnes, il ne s'agit plus de cossards mais de gens éliminés "pour cause de travail ailleurs moins cher".
On trouve régulièrement des études qui prétendent que si on n'était pas obligé de verser un salaire, on pourrait employer tout le monde. Ce n'est donc pas le travail qui manque, mais bien la volonté de rémunérer le travail...
A moins qu'il y ait une raison, mystique probablement, au fait que dès qu'il est question de rémunération, le travail à faire disparaisse par magie...
A nousensemble
Oui, de toute évidence c'est bien là la trame de fond. Et c'est un vaste chantier à entreprendre.
Pour les indemnités, je me demande si les ASSEDIC ne sont pas dans l'illégalité puisqu'on cotise sur les primes. enfin...si il n'y avait plus que ça comme problème!
Une veille économique, technologique et social permettrait de mieux cerner les enjeux de "demain" afin de faire le maximum pour qu'il y ait toujours adéquation entre la "production" et le marché de l'emploi. orienter les formations pour assumer les nouveaux produits donc les nouveaux emplois. Oui, je crois que c'est nouvau et une stratégie politique qui permettrait de mieux cibler les aides publiques....à creuser peut être.....
Thierry 69
Je suis d'accord sur le fond....
Je suis d'accord sur le fond. En deux mots, il faudrait travailler gratuitement et tout le monde bosserait. Oui j'acquiesse sans hésitation.
Mais contrairement aux idées reçues, un cadre financier en PME ou grand eentreprise ce n'est pas si simple que cela de trouver un job. Je ne parle pas là de la finance pure, de la banque mais des Comptables, responsables ou directeurs financiers, des ressources humaines des assistantes administration des ventes, etc...
C'est très difficile et très compliqué. J'ai aussi rencontré le problème avant les 30 ans: manque d'expérience. Le problème entre 30 et 40: trop cher. Et enfin le problème 40 ans: manque de souplesse et vraiment trop cher.
Mais j'ai pu surmonter cela en sachant me présenter en mettant en avant la valeur ajouté que j'allais apporter, etc...J'ai négocié mon salaire même si je sais que je ne serai jamais payé en fonction du travail fournis (rapport taux horaire / nombre d'heure). Je suis quand même pour le moment à l'abri du besoin financier.
C'est vrai que la situation idéale, je n'y crois pas.
Mais si déjà on suprime tout les petits obstacles dont j'ai parlés. Si on inculque dans l'esprit des gens qu'il ne travaille plus sans lendemain mais au contraire, pour construire leur avenir professionnel au long court, dans l'entreprise où ils se trouvent ou ailleurs. Ce serait déjà une belle victoire.
Une personne qui penserait ainsi subirait moins de chômage car il anticeperait en permanence sa carrière: formation, travailler pour se former dans un autre domaine, etc...
Oui, être en possession de sa carrière et non plus la laisser entre les mains du patron du moment.
Car aujourd'hui, quand on a un job, on oubli vite qu'il nous appartient. On se met en situation passive, le fameux "Métro, Boulot, Dodo". On se met en situation de "dépendance" vis à vis de son employeur en espérant durer le plus longtemps possible et éviter un jour le spectre du chômage. "T'as un job c'est heureux et une chance, alors ferme là, prend ton mal en patience et bosse en faisant ce qu'on te dit...même si ça te plait pas". Cette phrase combien de fois l'ai-je entendu! Avoir un job serait une chance et non pas un acte normal: incroyable fatalité monstrueuse!
C'est une mentalité ravageuse! On prend un poste, ouf! Mais on perd peu à peu cette argne qui nous a fait trouver un job. Tout va bien jusqu'au jour où...Et là c'est la cata.
Alors oui je crois beaucoup en la volonté de l'Homme pour éviter le chômage. Je suis d'accord ça ne résoudra pas tout mais ça aidera certainement plus que la mentalité d'aujourd'hui. Même si, je le reconnais ce n'est pas si simple et ça demande beaucoup de temps de se sentir quelqu'un de fort dans ce domaine.
réponses à ces questions.
Doit-on être Comptable,DRH, Chargé d'affaires... toute sa vie ?
Réponse: NON
Doit-on vendre un savoir faire ou un savoir être ?
Réponse: un savoir être
Vend-on une compétence ou une force de travail ?
Réponse : une force de travail.
Aujourd'hui encore on ne s'adapte pas en France, comme d'habitude.C'est notre triste histoire (nous étions encore empêtrés dans la guerre de cent ans alors que l'Europe était déjà à la Renaissance).
Les autres sont nuls.
Je fabrique des clous tordus que personne n'achète, mais je poursuis ma production avec l'aide du gouvernement (Dassault).
J'ai une maîtrise de psycho je cherche un emploi de psychologue alors qu'il n'y en a pas.
Bon sang, mais quand allons nous évoluer?
Quand allons nous nous adapter?
Quand allons nous cesser de geindre?
Quand allons nous créer un syndicalisme positif?
Sans doute pas avec l'aide du PS d'aujourd'hui.
Transformons ensemble .