Les débats participatifs

Valeurs

Influence primordiale de son environnement sur l'entreprise.

Par DAVID Henri le 10/07/2009

Créer une entreprise.

Sans fonctionnement de l’économie l’homme ne peut pas subsister.
Au sein de cette économie nous devons accorder de l’importance à l’entreprise qui en est la cellule de base. L’entreprise est à la source des richesses produites.

Dans un premier temps,
- L’entreprise doit imaginer, déceler et identifier les besoins humains.
- L’entreprise doit concevoir les produits ( ou services ) pouvant satisfaire ces besoins humains.

Après elle doit étudier les parts de marché qu’elle entend occuper avec ses produits ou services.
C’est en fonction du nombre de produits nécessaires pour satisfaire ce marché qu’elle va organiser ses facteurs de production, c’est à dire l’utilisation de ses capitaux et de ses ressources humaines.

Les parts de marché occupées et / ou envisagées lui donneront des indications sur les prix qu’elle peut pratiquer et par conséquent lui permettra de faire des projections sur le chiffre d’affaire attendu.

Quant à la mobilisation des facteurs de production, il lui donneront des indications sur les coûts de production. Si ces coûts de production sont < inférieur au CA chiffre d’affaire c’est à dire au prix de vente total de sa production, l’entreprise sera viable.

Evidemment dans le cas contraire, si les niveaux de prix du marché sont < inférieur aux coûts de production, inutile d’insister, l’entreprise ne peut pas durer, elle ne peut pas exister.

Ensuite lorsque l’entreprise est viable, elle va estimer d’autres paramètres : sa marge opérationnelle, son résultat net, la rentabilité des fonds propres…

Elle va dégager une batterie de ratios qu’elle va comparer avec ses principaux concurrents du secteur.

Ce n’est qu’à la suite de l’examen de l’ensemble de ces ratios que la décision de lancer l’activité d’une entreprise sera prise.

L’environnement de l’entreprise.

L’entreprise va évoluer dans trois sortes d’environnements.
L’environnement rapproché, l’environnement général économique et politique, son environnement interne.

L’environnement rapproché :

A quel niveau de la chaîne de production dans le secteur va se situer l’entreprise ? Ce client a t-il une position dominante dans son chiffre d’affaire ?
En aval nous avons les clients, plus ou moins solvables.
En amont nous avons les fournisseurs pratiquant des prix qui sont plus ou moins favorables, sans oublier le banquier en embuscade avec ses actifs plus ou moins pourris cachés dans le fond de ses placards.

L’entreprise va être amenée à tenir compte de la santé morale ( éthique ) et économique de tous ces partenaires rapprochés en amont et en aval.

L’environnement général, économique et politique de l’entreprise :

Ensuite nous avons l’environnement général, économique et politique de l’entreprise.
Dans cet environnement nous avons le cadre général de notre circuit économique et le contexte du moment.

Le cadre général :

La production donnera des emplois. Les emplois donneront des revenus.
Une grande partie des revenus seront utilisés pour la consommation et la consommation relancera à nouveau la production ( et le circuit économique est bouclé ).

Une autre partie des revenus seront consacrés à l’épargne via l’investissement dans le capital productif.

Enfin une autre partie des revenus iront dans les charges collectives, Etat, Collectivités territoriales et sociales. Charges collectives qui elles aussi alimenteront à leur tour la production via la consommation.

( suite dans entreprise, « Le contexte du moment » ).

Entreprise « le contexte du moment ».

La partie de la valeur ajoutée de nos entreprises, distribuée sous forme de revenus ( sous toute leurs formes : salariées ou non ) est très mal répartie.

Nous en retrouvons les conséquences sur des maillons plus faibles dans le circuit économique (chômage, faibles revenus, surinvestissements dans le capital productif par rapport à une consommation atone, donc tendance de l’épargne à fuir le capital productif pour se reporter sur des valeurs dites « refuges » ( immobilier, or… ) Tout cela se fige et devient stérile si le reste de l’économie réelle n’est pas viable.

Il est évident que les très hauts revenus ne vont pas consommer autant de biens et services vitaux ( alimentation, santé… ) ou courants (qui sont pour eux (les hauts revenus) arrivés à saturation) que les très bas revenus.

Les très hauts revenus peuvent donc, investir dans le capital productif et se rendre maîtres et propriétaires des moyens de production. Leur position dominante s’accentue de plus en plus du fait de l’effet de levier que procure la spéculation sur les biens qu’ils échangent entre eux.

Ils espèrent que les choses vont pouvoir continuer ainsi en voyant (hallucination) la reprise à chaque coin de rue. Ils vont continuer à spéculer, comme avant la crise sur un appareil productif qui ne trouve plus de consommateurs solvables du fait du nombre de chômeurs et de bas revenus dont-ils sont les responsables.

Ils ont tellement spéculer que la valeur atteinte de leurs biens en monnaie n’a plus rien à voir avec la valeur réelle de l’économie. Pourtant le verdict des marchés financiers est là chaque jour pour se rappeler à leur bon souvenir.

La différence entre le « montant spéculatif » de l’actif qu’ils possèdent et sa valeur dans l’économie réelle correspond à de l’actif pourri.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé de se repasser la patate chaude entre eux, ils vont maintenant essayer après la crise, de vous la repasser en douce sous forme d’inflation.

Pour cela les banquiers ont leurs méthodes, ils essaieront de vous balancer des fonds dit : « garantis » composés de lignes aux noms tous les plus bizarres les uns que les autres, souvent aux noms de logiciels sortis tout droit de la cuisse de Jupiter et contenant pleins de virus.

En les mélangeant avec vos économies et celles de votre entreprise ainsi qu’avec les remboursements de vos crédits, ils vous en feront une bonne petite mixture.
Dans leur langage mafieux ils appellent cette « technique » la tritisation.

Les résultats obtenus dans une conjoncture économique donnée sont influencés et dépendent de la vision et des décisions prisent par toutes sortes d’acteurs économiques ( branches et secteurs économiques, Institutions financières, fonds de pension, pouvoir publiques, organismes sociaux et professionnels, Syndicats de salariés et les entreprises elles-mêmes).

Même si les pouvoirs publics prennent les mesures qui s’imposent en matière de régulation (démocratie sociale et économiques, Scoops… ) il subsistera néanmoins des tentions dans une économie ouverte sur le monde extérieur.

Ces tentions diminueront au fur et à mesure que les pays dits : « émergeants » arriveront à notre niveau de développement et que dans le même temps les travailleurs de ces pays exigeront des revenus décents et équivalents aux nôtres. Biens sûr en attendant les Etats prendrons des mesures protectionnistes plus ou moins hypocrites.

L’entreprise : Son environnement interne.

Pour produire des biens et / ou des services une entreprise a besoin de mobiliser :
- Des ressources humaines, elle doit choisir des travailleurs, qu’ils soient dirigeants, ingénieurs, ouvriers…
- Elle a besoin de capitaux pour le financement de ses investissements, pour cela elle doit choisir des actionnaires soit :
- en son sein qu’ils soient d’ailleurs travailleurs et actionnaires en même temps, si cela s’avère suffisant dans son plan de financement.
- Soit : à l’extérieur ou les deux à la fois, c’est à dire à l’intérieur et à l’extérieur.

De nos jours il est de plus en plus courant de faire appel à des investisseurs extérieurs.
La période où chacun pouvait monter sa boite tout seul en bricolant dans son garage est révolue.

Toutes ces données sur le plan de l’environnement interne de l’entreprise, vont avoir une influence dans ses choix les plus importants comme : son projet, son plan de financement, le choix de ces partenaires (et si possible bons collaborateurs) apporteurs de capitaux, le choix des banques…

Donc une entreprise se retrouve avec des femmes et des hommes qui ont une vision, une éthique qui va influencer leurs décisions et ces décisions engendreront certains résultats, bons ou mauvais.

C’est à partir de là que se jouent des alliances, certaines deviennent majoritaires d’autres minoritaires. D’autres obtiennent une certaine capacité de nuisance en exerçant des minorités de blocage, d’autres encore chercheront des alliances en s’adossant à plus solides qu’eux pour partager le pouvoir dans l’entreprise.

Si un jour nous arrivons à faire participer le monde des travailleurs salariés au sein des instances dirigeantes de nos entreprises, nous retrouveront les mêmes jeux d’influences pour obtenir le pouvoir.

Selon l’éthique (ou pas) que se donneront ces différents collaborateurs à leur entreprise, il se fera un choix parmi les statuts juridiques possible sur l’affaire qu’ils désire monter.

Enfin, quelle structure veulent-ils donner à leur entreprise ?
Doit-elle être indépendante ? Doit-elle se mettre en concession ? En franchise ?
Toutes ces questions vont avoir une réelle influence sur sa survie.

Influence primordiale de son environnement sur l’entreprise.

L’environnement de l’entreprise va avoir une importance primordiale sur sa destinée.

Les hommes ne veulent plus être manipulés comme ils l’on été dans le passé, ils veulent plus de transparence et pour satisfaire cette exigence il faudra établir leur participation au sein des entreprises et cela passera par la démocratie économique et sociale, tout cela va dans le sens de l’histoire.

Bien sûr l’on retrouvera des résistances dues à la cupidité des hommes. Les entreprises issues de la nouvelle éthique (respect des hommes et de son environnement) ne seront pas toujours bien accueillies et acceptées par un monde financier déplaçant ses capitaux à la vitesse de la lumière.

La nouvelle entreprise devra déjouer tous les piéges et les complots tendus par la mafia financière et notamment la corruption qui sont son arme absolue et favorite.

Quant au chantage de la fuite des capitaux et des compétences… Au revoir Messieurs !…
Cela va plutôt assainir notre territoire qui en a grandement besoin.
Vous avez dit « compétences » ? Nous n’avons pas les mêmes valeurs sur le sens de la compétence, il ne faut pas confondre, l’exploitation des autres n’est pas une compétence, c’est de la délinquance !

Parler de compétences dans ces conditions c’est être shooté de cupidité au point de ne plus voir ce qui va dans le sens de l’histoire.

Restons optimistes leur système nous mène tout droit dans le mur.
Sachons entraver leur rayon d’action sur les points soulevés (ci-dessus), à savoir :
l’environnement rapproché, l’environnement général économique et politique et l’environnement interne à l’entreprise.