Les débats participatifs

Le rôle de la protection sociale

Figés dans des statuts!

Par tébio le 13/06/2008

A quel Saint et/ou à quel Statut se vouer?

A l'heure même ou l'on nous recommande la plus grande mobilité!
Monsieur le Président de la République, évoque des créations de postes pour handicapés!

Initiative louable, doit-on en apprécier la cohérence ou l'effet d'annonce?

A ce propos, qu'en est-il de la définition du Handicap?

Je décide de décliner quelques situations glanées ici ou là.

1- Une personne sur le point de prendre un train.... sans la moindre possibilté d'y accéder physiquement.

( cf: exemples multiples. Gare de Lyon: ascenceurs en panne, Gares Montparnasse, de Marseille, Nantes, Rennes... dont l'accès est possible uniquement aux "marcheurs" sans bagages)

Il suffirait juste d'installer des rampes inclinées nécessaires au déplacement de bagages à roulettes.... Mais ne voyage pas qui veut.... et qui peut!
Pourquoi ne pas mettre en place, un service de port de bagages?

2- Un handicapé est aussi une personne vieillissante, mais également un jeune aux problématiques multiples.

Le premier devra avoir recours comme le second à l'obligation alimentaire.

Il serait bon, à mon sens, qu'à cet égard, nous soyons en mesure de vérifier l'application de ces textes qui semble s'appliquer plus volontiers à nos aînés, ceci au détriment des jeunes.

3- La situation de la personne handicapée en âge scolaire ou adulte.

Cette reconnaissance diagnostiquée par la CDES (commission départementale d'éducation spéciale) est chargée d'orienter les enfants vers des centres spécialisés. Plus tard, ces personnes sont en mesure de relever d'un accueil en centres reconnus comme associés et intégrés à notre vie économique (milieu ordinaire ou protégé). Quelque soit le cas, la rentabilité est devenue le cheval de bataille du maintien possible d'une structure.
Cependant, il faut énoncer à ce jour que cette problématique a beaucoup évoluée. La réalité concerne moins la déficience pour évoluer vers des reconnaissances d'une autre identification du handicap. Saluons la gauche qui à cet endroit, reste le champion d'une belle avancée, à la fois pédagogique et économique. Cette évolution leur revient de plein droit. A ce jour, quid de la prise en charge du handicap sur un plan structurel? (Maisons d'accueil, CHRS)... (prises en charge non décentralisées à ce jour! soit dit en passant!)

A ce stade, une fois encore, nous avons à proposer une économie de marché étendue à une offre d'emploi avant tout, adaptée puis diversifiée.

4- Le handicap social.

Ravie de faire partie intégrante de ce club, je m'étonne simplement que notre gouvernement ne s'interroge pas davantage sur ce sujet. Je vais éviter d'être médisante... La question essentielle concerne la définition même de cette terminologie et de fait, son mode de résolution.

Que pouvons-nous mettre sous ce mot?, concept en absence de toute définition, tout autant que les notions galvaudées concernant l'insertion.... (réf: RMI, 1989)
Depuis cette date, j'ai donc décidé de me déclarer comme "non insérée et handicapée"

Malgré tout, j'ai encore envie de croire que les réponses situées en matière de savoir-faire et savoir-être, à décliner sur différentes formes de conjugaisons d'une économie durable et équitable, sont à la source d'un possible lien social.

5- L'inertie et ses effets d'absence: traduites par une immoblité physique et morale:résultantes des problématiques du handicap.

Par définition, ne travaille pas qui veut et qui peut.
- Se déplacer, obtenir une crédibilité par un accès possible à une adresse.
- Pouvoir prétendre à une employabilité sur une zone géographique "lambda". (formation, logement, moyens de subsistance, relations humaines....).
- Que dire des résurgences dues à la possible employabilité, allusion à l'immense détresse morale observée dans le cadre de situations et vécus douloureux sur un plan physique et psychologique.

Peu convaincue que notre Président de la République soit en mesure de répondre à cet ensemble de questions qui interrogent, l'intégralité de nos codifications, tant au civil qu'au pénal....je souhaite qu'une équipe de gauche, de surcroît Ségoléniste, puisse apporter des modes de réponses innovants.

A ce jour, le handicap est "un statut élargi," . Non discernable, mais suffisamment étendu, à tel point que nous sommes à peine susceptibles d'en discerner les contours.
A quelles réalités, incluant de multiples dimensions, sommes-nous capables de devoir accepter l'insupportable? (officialisé politiquement depuis 1989), puis renforcé par le décret du 11 Février 2005 signifiant ainsi, de façon définitive, le désengagement total de l'état.

Ou était donc notre Président à cette époque?