
La conférence nationale sur le handicap organisée aujourd’hui, résulte d’une obligation fixée par la loi du 11 février 2005 (article 3); celle-ci prévoit que tous les trois ans, les orientations et les moyens de la politique concernant les personnes handicapées doivent être débattus. Ce même dispositif prévoit qu’après consultation du CNCPH, le rapport de la conférence est déposé par le gouvernement, sur le bureau des assemblées parlementaires.
La droite prétend agir, mais le bilan d’application de la loi de février 2005 demeure largement virtuel, qu’il s’agisse de l’accessibilité, des Maison Départementales des Personnes Handicapées, de la scolarité ou de l’emploi.
Les conditions d’accueil dans les écoles et en milieu scolaire ordinaire n’ont pas changé, alors que l’on supprime des postes dans l’éducation nationale. La formation des AVS n’a pas évolué. Les conditions de vie des personnes handicapées restent les mêmes. En outre, la revalorisation de l’AAH est très insuffisante puisque son montant reste équivalent à 628 euros mensuels. Les personnes handicapées ont d’ailleurs manifesté massivement le 29 mars dernier contre cette situation. C’était une première dans l’histoire du mouvement social. L’annonce du Chef de l’Etat ne répond pas au sujet puisque 5 % d’augmentation annuelle couvre tout juste l’inflation sur les produits de première nécessité, et maintient l’AAH très en dessous du seuil de pauvreté.
Le pacte pour l’emploi envisagé par le Président de la République oublie simplement de préciser les obligations d’ores et déjà faites aux entreprises et trop souvent ignorées.
Le pouvoir actuel perçoit les personnes handicapées comme des victimes. Son discours et ses pratiques relèvent du compassionnel et ne portent jamais sur la question décisive du projet de vie des personnes handicapées. En outre, il est incapable de porter la moindre proposition dans le domaine du handicap, dans la perspective de la présidence française de l’Union européenne.
Une véritable politique du handicap, exige des actes concrets comme l’objectif de parité de l’Allocation d’Adulte Handicapée avec le SMIC, l’intégration dans le futur RSA des personnes handicapées, la mise en place et formation des AVS, la déduction supplémentaire sur la taxe d’habitation, à l’instar de ce qui est initié dans certaines collectivités territoriales socialistes.
Le Parti socialiste propose des actes concrets, qui permettent à toutes les personnes handicapées d’être des actrices de leur propre vie, d’accéder à une véritable citoyenneté, dimension totalement méconnue par la droite.
Communiqué d’Elisabeth AUERBACHER,
Secrétaire nationale au handicap
http://segolenepour2007.over-blog.com/article-20342858.html
Commentaires
au sujet de l'Handicap
C'est bien beau de faire tout pour que l'enfant handicapé puisse être admis sans difficulté dans toutes les ecoles. C'est bien beau de vouloir donner du travail aux handicapés. Mais nos écoles ne sont pas adaptées, pour recevoir ces enfants dans les meilleurs conditions. Le travail§.... ,beaucoup d'handicapés ne peuvent pas travailler et la société si elle se dit humaine doit comprendre qu'il faut revaloriser très fortement leurs allocations. On ne vit plus aujourd'hui avec une allocation d'handicap.....D'autre part il faut prendre en charges le matériel qui permet à l'handicapé de se déplacer, au sourd la prothèse qui lui permettra de de ne plus s'isoler , car cet isolement est le moyen le plus sur de l'envoyer vers l'alzeimer.Mais quand je vois notre président et sa bande, je me dis qu'hélas rien de tout cela ne sera pris en compte .D'abord protègeons les riches, les pauvres n'ont pas les moyens de quitter le pays........
Le handicap : encore un sujet conjugué au futur conditionnel
La musique est un bruit qui chante - Victor Hugo
AgoraVox
Faudra-t-il un président handicapé pour que les choses changent, on peut se le demander.
La loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, prévoyait un rendez-vous en 2008, c’est fait, le sujet est remonté au rang d’actualité. Quelle belle affaire !
Nos gouvernants justifient leur travail et l’avancée des lois en mettant un sujet à l’ordre du jour, mais cela ne veut pas dire que le problème est résolu ou que des solutions concrètes sont mises en place.
Le sujet des handicapés en est une illustration supplémentaire, mais au-delà de la polémique, c’est de la vie d’une partie des Français dont il est question. Un quotidien couleur "parcours du combattant", autant au sens propre qu’au figuré.
Les bonnes intentions ne suffisent plus, des actes, des faits, du concret s’il vous plaît.
Arrêtons les conférences nationales, les journées du handicap, au même titre que celles du SIDA, du tabac ou de la femme...
Ras-le-bol des belles phrases du genre : "le handicap est une priorité" ou "Une personne handicapée dans une entreprise, dans un collège, ce n’est pas une charge, c’est une chance", comme l’a déclaré Nicolas Sarkozy. Une chance... ? Combien d’handicapés sont salariés de l’Elysée... ?
En France, le taux d’emploi des personnes handicapées dans les entreprises était ainsi de 4,4 % en 2006 dans le privé et de 3,5 % dans la fonction publique.
Le gouvernement "incite", "invite", "convie les entreprises", le Pacte pour l’emploi "vise à permettre" de mieux accompagner vers l’emploi les personnes handicapées... Comment croire qu’il va y avoir du changement avec de tels objectifs affichés et aucune mesure coercitive ?
Une fois ces grandes phrases lancées, nous assistons à une valse du futur. Une réforme de l’allocation adulte handicapé (AAH) qui "doit devenir" un outil d’accompagnement vers l’emploi de ceux qui peuvent travailler. Un bilan professionnel sera réalisé pour toute demande d’AAH, et il sera proposé un contrat d’insertion et d’accompagnement vers l’emploi à tous ceux qui se verront accorder la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. "Le montant de l’AAH enfin prendra en compte mieux qu’aujourd’hui la capacité ou non à travailler."
Il y a un an déjà...
Nous nous souvenons du débat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, et surtout la colère de Ségolène au sujet des handicapés. Elle reprochait (en partie) la différence des chiffres entre les promesses et les faits.
Nous y sommes bien, le sujet est bien d’actualité. Des intentions, des conjugaisons au futur, mais... les chiffres stagnent.
Des chiffres, il en a encore été question. Chaque fois, la même stratégie. Les annonces sont impressionnantes : 50 000 places nouvelles en 5 ans, un effort de 1,5 milliard d’euros. En attendant, les familles sont contraintes d’aller en Belgique, et cela ne suffit pas pour résorber les listes d’attente (15 000 enfants et 12 000 adultes).
Le ministre de l’Education Xavier Darcos y va de ses annonces, à renforts d’appellations et de sigles : "10 000 élèves handicapés supplémentaires seraient accueillis en milieu ordinaire", et 200 Unités pédagogiques d’intégration (UPI) supplémentaires seraient créées à la rentrée 2008.
Du côté des associations, qu’en pense-t-on ?
Devant ce que le gouvernement appelle un plan (erreur d’appellation, les handicapés sont "restés en plan"), les associations ne peuvent être que déçues. Demander timidement aux entreprises d’embaucher, c’est déjà peu, mais qu’en est-il des handicapés qui ne peuvent travailler ? Elles réclament un "revenu d’existence décent égal au Smic". Ce n’est qu’une solution de remplacement, handicapés ou pas, les gens préfèrent travailler, mais pour ceux qui ont de vraies difficultés, qu’est-il prévu ? Le RMI, parce que la société ne veut pas d’eux ?
La majorité des réactions des associations tournent autour du même aspect de cette conférence : des discours envahis de bonnes intentions et de projections dans le futur, mais aucune mesure concrète, pratique et immédiate. Le gouvernement se dédouane avec des mots fédérateurs, consensuels, mais reste flou quant au calendrier, aux situations extrêmes et à l’attention portée à tous ceux qui ne rentrent pas dans le cadre strict des lois à venir.
Un probléme récurrent dans toutes les strates de la société
Parmi les mesures et les plans annoncés, Nicolas Sarkozy s’est aussi engagé à accélérer les travaux pour les lieux publics accessibles aux handicapés, "un chantier titanesque", qui doit être achevé en 2015. Il a donc demandé aux collectivités territoriales de relayer ce plan.
Il est donc obligatoire pour les mairies de créer une commission à cet effet.
Au dernier conseil municipal d’Orange, il a donc été décidé de voter la création de cette commission qui devra se réunir une fois par an pour suivre l’évolution de ce chantier d’accessibilité des lieux publics aux handicapés.
Bien entendu, la municipalité est dans le texte, le projet a été voté... mais il est vide !
Aux questions d’un membre de l’opposition telles que :
- Quand et comment va être créée cette commission ?
- Qui va en faire partie ?
- Une réunion une fois par an, quelle est son utilité et son efficacité au vu de l’ampleur du chantier ?
- L’opposition pourra-t-elle participer à cette commission ?
- Quels chantiers vont être mis en œuvre ?
A toutes ces questions, aucune réponse concrète n’a été donnée.
Décidément, de la tête de l’Etat à la collectivité territoriale la plus proche des citoyens, les handicapés ont encore des jours sombres devant eux quant à leur "intégration", je dirais plutôt leur acceptation. Des discours, un report de responsabilités, des mots consensuels, des délais à sept ans et plus... C’est chaque jour que les handicapés ont besoin de solutions concrètes, c’est chaque jour et déjà depuis bien longtemps qu’ils devraient faire partie intégrante de la société.
Le fait même qu’un article comme celui-ci existe est une honte, je n’aurais jamais dû avoir à l’écrire. Mais malheureusement, il existe de nombreux sujets qui entrent dans cette catégorie. Ce n’est pas pour grandir la conscience de nos dirigeants, du local au national.
Alors, à la question première, faudra-t-il un président handicapé pour que les choses changent, la réponse est délicate, car il faudrait qu’il soit aussi chômeur, d’origine étrangère, noir de peau, vivant en banlieue défavorisée ou dans la Creuse, agriculteur, pêcheur, éleveur, routier, ambulancier, enseignant, travailleur pauvre, à la recherche d’un logement, porteur du SIDA, que ce soit une femme....
Alors, la réponse est définitivement NON, il faudrait un président qui serve la France et TOUS les Français, mais là, je crois que je deviens grossier ou utopique.
Dominique LIN
article paru sur Orange Libre Expression
http://segolenepour2007.over-blog.com/article-20399421.html
votre avis sur la conf. nat. sur le handicap me laisse perplexe
C'est bien beau tout cela, mais quel gouvernement antérieur avait revalorisé l'AAH jusque-là ? Aucun, même celui de Lionel Jospin. 5 % d'augmentation tous les ans, c'est quand même pas si mal que cela ; d'ailleurs, il me semble que c'était dans le programme de Ségolène Royal, non ? A l'époque de Lionel Jospin, un certain nombre de personnes bénéficiant de l' AAH avaient même vu leur taux d'incapacité baisser, avec pour conséquence la suppression de 100 Euros (un peu plus de 500 F de l'époque) correspondant à la suppression de la Majoration pour Vie Autonome. C'est bien pour cela, entre autres, que j'ai fui le PS en 2002. D'autre part, c'est bien en application de la loi de février 2005 qu'un gouvernement de droite a créé un nouveau "complément de ressources", s'ajoutant à l'AAH, et à la Majoration pour Vie Autonome. Enfin, je ne comprends pas votre remarque au sujet de la taxe d'habitation puisque tous les bénéficiares de l'AAH voit déjà maintenant et depuis longtemps leur taxe d'habitation supprimée si elles ont leur logement propre.
Si le gouvernement actuel tient ses promesses, l'AAH, avec une augmentation de 5 % par ans, passerait de 628 euros par mois à plus de 800 Euros par mois, auxquels peuvent venir s'ajouter la Majoration pour Vie autome, pour ceux disposant d'un logement propre, et un "complément de ressources" pour les handicaps plus lourds. Si vous y ajoutez une APL d'environ 240 Euros par mois, je pense que l'on est bien au-dessus du seuil de pauvreté.
Ceci étant pour l'aspect financier. Bien entendu, depuis trente ans, le projet de vie n'existe tout simplement pas, l'accessibilité à l'emploi est quasiment réduite à néant. Je note cependant l'effort du gouvernement actuel de se pencher sur ce problème, notamment d'augmenter les pénalités pour les entreprise qui n'emploie pas le quota de handicapés, que ce soit dans le secteur privé que dans le secteur public. C'est pour cela que je ne veux pas "cracher" dans la soupe et que je veux pas critiquer les quelques avancées dans ce domaine.
Je peux témoigner de toute mon amertume et de toute ma déception à ce sujet, quand, dans les années 90, à l'époque des gouvernements tant de droite comme de gauche, l'on me proposa un unique contrat CES dans L'Education Nationale, sans suite, et lorsque, le comble du comble, en 2000, sous la gauche, l'on me retira la Carte d'Invalidité, et que mes ressources furent amputées de plus de 500 Francs. Où était la gauche, où était le Parti Socialiste ? Ségolène Royal m'a redonné un espoir vivant par son réalisme et justement parce qu'elle ne promettait pas ce qu'elle ne pouvait pas promettre, mais que j'ai senti profondément sa valeur humaine et sa préoccupation de faire évoluer la situation des personnes handicapées en France. Entre aures. Ségolène Royal est pour moi ma fleur et mon unique candidate.
le handicap
je ne trouve pas d'emploi malgré ce protocole sur le handicap. J'ai besoin d'une opération qui consiste à remplacer mes disques écrasés par des prothèses; ma vie redeviendrait normale. Et bien non, ce n'est pas remboursé par la sécurité sociale et coûte plus de 7600 euros alors que je n'ai aucun revenu. je n'ai trouvé comme alternative que l'arrêt maladie pour vivre et dans ce cas cap emploi ne veut plus s'occuper de moi pour l'instant. Je tourne en rond. Je n'ai aucune aide, ni des instances de l'état ni des membres du PS dont je fais parti. beaucoup de promesses mais peu d'action. Je suis dans une impasse, et pourtant bacc +4, qu'elle est la solution miracle ?
Merci Eddy
La problématique concerne une infime partie de la loi du 10 Février 2005.
1- Il est vrai que ces décrets concrétisent le désensengagement de l'état en matière d'action sociale.
Le département se voit contraint de prendre en charge le handicap.
- Ceci concerne le reclassemement professionnel, la santé, la reconnaissance du handicap, la gestion des parcours de vie..en quelque sorte...
- Les réponses à apportier sur la mise en place de structures destinées aux personnes repérées en détresse.
(Services d'accompagnement à la vie sociale SAVS et SAMSAH).
- Chaque département détermine ses axes....
A partir de là, on peut se poser la question des choix mais aussi de l'impact répercuté sur notre budget, le tout situé en terme de taux d'imposition.
La dernière nouvelle doit nous permettre d'appréhender une nouvelle augmentation de nos impôts. L'été s'y prête volontiers.
A ce sujet, je souhaite pouvoir connaître le coût des retours imminents au pays d'origine...
Tébio
Bonsoir
Ce sujet m'est particulièrement sensible et cette lecture en diagonale me permet de prende en compte votre ressentiment.
Pourtant, je pense être en possession d'une donnée qui me permet de rejoindre Ségolène Royal.
A ce jour, aucun travailleur handicapé allocataire de l'AAH (allocation adulte handicapé) ne peut bénificier d'un contrat de travail de droit commun.
Les CES, Les contrats d'insertion ne peuvent leur être octroyés.
Ce qui équivaut à dire que seuls les CAT (centres d'aide par le travail) ou les Ateliers Protégés articulent leur paysage d'épanouissement socio-professionnel
Nos instances semblent oublier que le handicap a dépassé les frontières des catégories dites proches de la déficience intellectuelle.
Le handicap social, le handicap médical ont pris leur place. On peut saluer, au passage le travail des intervenants de l'action médico-sociale. Le handicap se définit autrement.
Mais, où sont nos modes de réponses adaptés?
J'ai très envie de reprendre une histoire de vie de F Mitterrand
Au début des années 1990, il a souhaité mettre en oeuvre le programme PAQUE destiné aux jeunes âgés de 16 à 25 ans. C'était un lourd dispositif destiné à qualifier les jeunes.
Je ne souhaite pas en effctuer le bilan à ce jour. Cependant, j'ai pensé depuis longtemps, que l'ensemble des actions avait eu des effets pervers.
Quand on met ensemble, un nombre incalculable de jeunes en difficultés, on peut s'attendre aux effets de la cohabitation, à court moyen et long terme.
Cet énoncé a valeur de constat. Pourtant, et bien des années après, j'ai envie de croire que ce système de qualification ou de requalifification professionnelle se démarque du handicap et peut prouver son efficacité dans un rapport de l'apprenant. C'est aussi ce que la gauche a prouvé. La VAE (Validation des acquis de l'expérience) en est une belle illustration.
L'apprenant se situe dans le faire avec un référent. Les deux se renseignent dans un contexte proche du handicap social.
Nous avons à définir de nouveaux modes d'intervention, puis de nouveaux modes de réponses aux problématiques liées au handicap.
Et si nous avions à décrire le handicap?
Nous aurions de la même façon à construire des réponses.
Et le tout n'est pas si compliqué que celà.
Cordialement
Tébio