
Apporter des régulations au système financier.
Il faut permettre et faciliter la participation de tous à la vie économique en aiguillant notre épargne (lorsque nous avons la possibilité d’en faire) vers les entreprises de progrès qui respectent l’homme et son environnement. Que les gens puissent porter de l’intérêt pour la création et la vie de nos entreprises que ce soit au titre de travailleur, d’actionnaire, de dirigeant ou les trois à la fois.
La situation actuelle.
Une action : c’est l’équivalent monétaire d’une partie du capital inscrit au passif d’une société lui-même équivalent d’une partie d’actif investie dans l’entreprise.
Lorsque ces actions sont échangées sur le marché, certaines sont surestimées alors que d’autres sont sous-estimées. L’imprécision momentanée de la mesure permet à certains d’engranger une plus value alors que d’autres en contre partie sont victimes de la moins value.
De toute façon à terme, la réalité de l’actif comptable (économie réelle) est têtue, elle finit toujours par s’imposer un jour aux acteurs du marché.
Une obligation : c’est l’équivalent monétaire d’une partie de la dette inscrite au passif d’une société, elle même équivalente elle aussi d’une partie d’actif (souvent) investie dans l’entreprise.
En conséquence, les actions et les obligations sont des équivalents parfaitement identifiables aux bilans de nos entreprises. Jusqu’ici l’on est toujours dans le domaine de l’économie réelle.
On ne peut pas en dire autant des fonds spéculatifs et de tous ces produits dérivés.
Les fonds spéculatifs (hedge funds) et autres produits financiers dits « dérivés ».
L’effet de levier procuré par l’ensemble des outils mis à la disposition des marchés financiers exagèrent encore plus l’imprécision de la mesure aussi bien en gains qu’à la perte. D’autant plus qu’ils permettent aux spéculateurs de gagner beaucoup d’argent même lorsque les marchés sont à la baisse, par des techniques sophistiquées, notamment de ventes à découvert.
D’abord lorsqu’il y a perte, pas de problèmes, nous savons à la limite que l’on retrouvera toujours le contribuable. Mais le plus souvent les effets d’une crise financière se font sentir d’une façon beaucoup plus subtile, par exemple dans la baisse de rentabilité des fonds constituants nos contrats d’assurance vie.
Ensuite naturellement lorsqu’il y a des gains a engranger, nous savons très bien qui en sont les bénéficiaires.
S’est-on déjà penché sur l’impact de cette bulle financière, cette liquidité excessive par rapport à l’économie réelle ? Nos entreprises ont-elles vraiment besoin de cette abondante liquidité qui ne correspond à aucune équivalence, pour assurer leurs financements ?
Et qui en « profite » ? Non ne rigolez pas, la situation est grave !