
Une bonne gouvernance de l’entreprise.
Des travailleurs représentés dans des conseils d’entreprise (conseil d’administration)
Au sein même de l’entreprise les travailleurs (salariés) doivent être représentés dans des conseils d’entreprise (conseil d’administration).
Il s’agit d’obtenir une plus juste répartition des richesses produites entre le capital et le travail. Actuellement ce qui est donné en plus à l’un (le capital) est donné en moins à l’autre (le travail) et vice versa.
Pour établir un plus juste équilibre des choses, il faut que les travailleurs puissent avoir leur mot à dire sur le fonctionnement de l’entreprise. L’entreprise de demain doit pouvoir partager avec tous ses collaborateurs, travailleurs et actionnaires, une même vision sur une économie qui respecte l’homme et son environnement.
Il faut donc donner la possibilité aux travailleurs de s’exprimer sur la politique générale de l’entreprise.
La représentation des travailleurs ne doit pas être envisagée que dans le but pour eux de donner leur avis en matière de gestion, elle doit se faire dans l’optique, également d’une meilleure répartition des richesses produites. Ce qui suppose par ailleurs des syndicats forts, puissants et experts en économie.
Dans un premier temps, il s’agit d’instaurer une sorte de conseil d’entreprise où existerait deux collèges, celui des actionnaires et celui des salariés (travailleurs).
Dans la contribution (page, 14) la représentation des salariés dans les conseils d’administration doit se faire à hauteur de 30 %. Ce qui à l’avantage d’éviter le blocage d’une représentation paritaire. Dans ce cas de figure, il faut bien voir que la majorité appartient aux actionnaires, donc ils gardent le pouvoir de décision. L’expérience mérite d’être tentée dans un premier temps. Cela devrait avoir des résultats positifs sur l’évolution de la mentalité des salariés comme des actionnaires et des dirigeants.
L’idéal à terme serait que les salariés soient eux mêmes actionnaires à plus de 50% du capital de l’entreprise et que cela représente une majorité d’entre eux.
Par contre lorsqu’une majorité du capital de l’entreprise est détenue par des actionnaires extérieurs à l’entreprise, il faut bien veiller à ce que les actions ou les parts sociales représentant ce capital soient bien identifiées.
En tous les cas qu’elles ne soient pas détenues par des holdings aux ramifications occultes avec des sociétés offshore situées dans des paradis fiscaux. C’est à dire des fonds pollués par toutes sortes de produits opaques dont les produits dits « dérivés ».
Commentaires
Gouvernance
Gouvernance,
Dans une société de capitaux, ou dans une société de personnes. L'une nait de la volonté d'un consortium de batir un grand projet avec appel public à l'épargne, l'autre de la volonté d'une ou plusieurs personnes de créer une activité professionnelle.
Aux premiers le pouvoir de l'argent, aux seconds la responsabilité sociale, fiscale, ... financière de l'entreprise, souvent avec engagement de caution personnelle et solidaire, sans la garantie de solidité financière de la société.
Les premiers n'ont pas intérêt à s'engager dans un modèle de gouvernance partagée comme le statut de coopérative le leur permettrait, les seconds oui, mais avec partage du risque à égalité avec les salariés.
La question de l'exercice de la démocratie dans l'entreprise est effectivement centrale, depuis les premiers combats ouvriers au 19ème siècle, son avènement un leurre si l'autogestion ou l'égalité de traitement était la revendication première des employés. A t'on déjà vu un navire sans capitaine, ne pas aller à la dérive?
Nathalie M