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A partir du 29 février prochain les banques européennes vont à nouveau demander auprès de la BCE plus de 1000 milliards de refinancement.
Tout cela après une première opération de refinancement à long terme (LTRO) à 1% sur 3 ans pour 489 milliards d’euros.
Dans l’ensemble le désendettement reste à réaliser à la fois chez les ménages, les banques et les gouvernements… Tout cela crée un climat de croissance faible.
L’ampleur des dettes publiques et privées limite la capacité de reprise des économies développées.
Pour la France, la dette globale rapportée à son PIB est estimée à environ 341 % ( dont 88 % pour l’Etat) , alors que la Grande Bretagne sa dette globale est de 530 % dont 77 % pour l’Etat.
Est-ce que tout cet argent injectée aux banques par la BCE peut augmenter nos capacités de reprises économiques ?…
Pourtant une politique monétaire injectée, via des taux directeurs bas et des rachats massifs d’actifs financiers devraient être dans l’immédiat la meilleure solution.
Seulement voilà ces liquidités sont versées aux banques sans contre parties, ces liquidités ne financent pas « directement » l’économie réelle. Contrairement à la Fed, la BCE ne peut pas financer les Etats de la zone euro.
La BCE croit ( ?) soutenir l’économie au travers de voies détournées, via Le Sécurity market program (SMP, programme de rachat de titre de dettes sur les marchés) ou le long term refinancing opérations. (LTRO, opérations de prêts illimités à 3 ans pour les banques).
Avec ces injections de liquidités, la BCE prête aux banques en espérant que ces dernières financent ensuite les Etats… Mon œil !…
Avec les mêmes acteurs financiers ?… Les responsables de la crise.
On peut toujours attendre, si des mesures susceptibles de rétablir la confiance ne sont pas prises entre-temps.
Le danger persiste actuellement, rien en contre partie n’est prévu pour éviter sérieusement que l’injection de ces liquidités ne vienne augmenter, se mélanger et alimenter les masses monétaires consacrées à la spéculation et de ce fait aggrave la crise.
Et même si les banques sont actuellement trop préoccupées par leurs soucis de résorber leurs endettements d’actifs toxiques, elles vont plutôt s’empresser à utiliser ces liquidités à reconstituer leurs capitaux propres pour répondre aux obligations de Bales 3 que de les prêter à l’économie réelle. D’ailleurs on constate que dans une conjoncture actuellement très dégradée les banques sont incitées à déposer leurs liquidités à la BCE bien au-delà de leurs obligations de réserves… Et ceci au détriment des investissements utiles à l’économie réelle.
En plus rien ne garanti qu’après s’être allégées de leurs actifs toxiques que les banques pour l’avenir se servent de ces liquidités pour le financement de l’économie.
Dans un premier temps, il serait URGENT de séparer les flux drainés par les banques de dépôts, d’avec les flux consacrés à leurs activités spéculatives.
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