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Des entreprises compétitives…
Nos entreprises doivent être compétitives. D’ailleurs d’une manière généraliste les charges sociales ne devraient pas être supportées par nos entreprises.
Il serait plus sain et plus simple qu’elles soient supportées par les revenus réellement redistristribués.
Imposer que nos entreprises, c’est stupide, puisque c’est renchérir nos biens et nos services produits… Ce qui les rend moins compétitifs… Donc trop chers… Donc pas de marchés… Donc pas d’emplois…
C’est une donnée qui doit être considérée comme intangible, car cette même donnée sera valable dans une société juste et égalitaire, qui possède des entreprises ayant le statut de SCOP ou proches de ce même statut.
Evidemment alléger les charges sociales dans le contexte actuel d’entreprises qui fonctionnent dans le système injuste que nous connaissons et subissons aujourd’hui ne sert à rien, c’est un coup d’épée dans l’eau.
Les patrons voyous vont profiter de cette baisse de charge pour augmenter leurs marges et leurs profits.
Ils ne vont sûrement pas augmenter le pouvoir d’achat des salariés en relevant les salaires en compensation… Pas plus qu’ils vont embaucher plus pour cela.
Par contre ce qui est sûr c’est que les classes populaires vont prendre de plein fouet la TVA Sarkoziste antisociale.
C’est là que l’on voit que les choses sont faites à l’envers, si nous voulons vraiment que nos biens et services soient compétitifs, il y a bien d’autres réformes à faire avant.
Il faudrait que des représentants de travailleurs puissent siéger au sein des conseils d’administration de nos entreprises pour vérifier si réellement cette baisse de charge et bien orientée, pour rendre nos produits plus compétitifs, pour voir quelle partie de cette baisse pourrait être consacrée à une amélioration des salaires… Ou éventuellement à l’embauche de nouveaux travailleurs.
En ce qui concerne les nouvelles embauches dans nos entreprises, dans une société juste et solidaire, ce problème sera le même qu’aujourd’hui.
Le recrutement de personnel se fait à partir des besoins de production envisagés par l’entreprise.
C’est en fonction de ses besoins, au niveau de ses bureaux de marketing, d’études, de méthodes, d’ordonnancements qu’elle va choisir ses facteurs de production les plus rentables et les plus compétitifs, que sont les capitaux techniques et les ressources humaines à mobiliser… Ou à diminuer en cas de décroissance prévue.
C’est en fonction de ces données qu’elle va décider la répartition des tâches, qu’elle va adapter l’effectif aux amplitudes de demande de travail et examiner son choix dans les capitaux techniques (locaux, ateliers, machines, matériels, services administratifs…)
Examinons les cas de figures en périodes de « décroissance » (pour de multiples raisons, conjoncture économique plus difficile, transition entre un produit qui se meurt et un nouveau produit plus à la mode…) : Faut-il là aussi en cas de débauchage de personnel, le faire supporter à la seule entreprise ?... (Là aussi on se place dans une société où règne la justice et l’égalité, par exemple dans une entreprise ayant le statut de SCOP).
Il serait certainement plus judicieux économiquement de faire supporter la charge de la sécurisation des parcours professionnels, de la mutualiser à l’ensemble de la collectivité, ce qui repartirait avec moins de douleurs l’ensemble de la charge financière et serait plus logique au niveau de l’efficacité économique d’ensemble.
Concentrer cette charge uniquement sur la seule entreprise contribuerait à l’affaiblir encore plus…
Et affaiblir la cellule de base de notre économie (l’entreprise) qui est à l’origine de la création de richesses… Ne serait pas une bonne chose.
C’est à partir d’une économie globale performante que l’on peut dégager des moyens de financement plus importants pour la sécurisation des parcours professionnels.
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