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Avec "les emplois jeunes" c'est le retour de l'équipe perdante
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SUJET: Avec "les emplois jeunes" c'est le retour de l'équipe perdante
#22141
Re: Avec "les emplois jeunes" c'est le retour de l'équipe perdante Il y a 2 Années, 1 Mois Karma: 36
Il ne faut pas perdre de vue l'idéal républicain de l'égalité (dans la diversité!), c'est important.
 
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#22146
aimji
épouvantablement patient
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Sexe: Masculin Date anniversaire: 04/02
Re: Avec "les emplois jeunes" c'est le retour de l'équipe perdante Il y a 2 Années, 1 Mois Karma: 0
Est ce que vous avez questionné un gamin qui est au lycée pour lui demander ce qu'il pensait faire comme métier dans quelques années ?

Autre question , vers quoi orientent les études longues, le secteur teritaire ou le secteur secondaire ? (primaire on n'en parle même pas..)

On veut faire des emplois jeunes (anciennement c'était des CDD de 5 ans, cloturables a chaque année anniversaire, réservés au moins de 26 ans, contrats aidés, dont je n'arrive plus a retrouver la nature des aides d'alors)
Mais on se pose même pas la question de quels emplois et dans quels secteurs !
On peut balancer un chiffre de 250, 300 mille emplois jeunes. Dans le tertiaire essentiellement ? C'EST DU VENT.

Partir de la solution sans considérer le besoin, c'est chercher a laver de la porcelaine de limoge avec une lance a incendie. On va faire de la casse et adieu la vaisselle.

Le secteur de la production est en régression complète, nous avons délibérément orienté toute notre économie vers les services, en ruinant notre secteur industriel.
En élargissant un maximum ce qui correspond au secteur productif industrie et manufacture, on arrive à 1/4 du total du PIB. A peine 25%
C'est grave docteur ?
Oui et non.
On sait qu'on reste dépendant au niveau consommation. On a comme atouts les productions d'énergie et expertises dans des domaines de pointe.
Le secteur financier se porte biern également, c'est lui qui par ses bénéfice de cette période de crise depuis 10/2008 a fait remonter le chiffre du PIB.
On est contents.

Au bout d'un moment il n'y a pas a être grand devin, le tertiaire s'essouffle sur lui même par improductivité. En gros on est en surchauffe d'activité sans que cela représente un réelle valeur marchande.

Pendant combien de temps ?

A mon sens, la difficulté de l'emploi des jeunes elle n'est pas derrière nous mais devant, et bien plus gravement qu'aujourd'hui.
Monter un artisanat, une petite industrie locale tient de la prouesse. Or c'est bien en considérant les solutions locales et non globales qu'on pourra remédier a cette question d'avenir des jeunes.

Sans rigoler, c'est a la question de "qu'est ce que je peux faire comme métier demain" que nous devrions nous attaquer. Pas en terme macro économiques mais en termes de réponses humaines, une par une.
Le raisonnement macro économqie est aujourd'hui bien trop formaté par les raisonnements sous jacents liés au profit pour pouvoir en espérer un réponse humaine satisfaisante.

Ca n'est pas un reproche a ce raisonnement, c'est une constatation.

Après, connaitre le nom exact de ces emplois, emplois jeunes, emplois d'avenir, parcours d'autonomie, stages (on en viendra a reparler de ces stages, c'est un sacré chapitre ça encore), savoir si c'est Aubry, Jospin, et consorts plus qu'un autre, ON S'EN FOUT, mais d'une force !! ON S'EN FOUT

Ils ont eu le mérite d'essayer quelque chose, même si cela n'a pas donné les emplois escomptés. La réflexion sur les besoins dans les secteurs concernés etait elle suffisante ? NON, alors c'est normal que ça foire en route.
Par contre rester sur le même discours sans en tirer la réelle conclusion sur la nécéssité économique antérieure a la création d'emplois, alors la oui c'est une faute politique grave de chez grave.
Surtout parfaitement démagogique et illusoire, risquant encore une fois de faire virer aux extrèmes (droite ou gauche) tous ceux qui s'y sont cassés les dents.

Si on ne considère que le domaine de l'artisanat, permettre l'embauche d'un jeune supplémenaire par artisant serait un atout exceptionnel.
Ce secteur repésente 3,1 millions d'actifs, 10% de la population active française.
Quel est le frein a cette embauche d'un salarié par artisan ?
Les charges, la complexité de gestion, les risques de compétitivité, pour qui chez l'artisan, s'appellent le "d"couvert à la banque".

Prenons le taureau par les cornes.
La getions du salaire doit être centralisée. L'artisan doit verser un net, et une caisse s'occuper de tout ce qui est administratif, aides, cotisations.
Et les charges patronales correspondantes a cette embauche doivent être calculées sur le rendement de l'artisan, sur son résultat en fin d'année, et non pas sur le salaire versé.

Je vous fiche mon billet qu'en valorisant intelligement les métiers
d'artisans on rebooste l'économie locale dans bon nombre de régions.
Mais notre problème est là également : quelle valeur morale donnons nous a ces métiers manuels ?
Que chi, les files, que chi. Si vous avez un gamin qui tape les 15 de moyenne en math, il ne va surement pas se mettre dans l'idée qu'il va faire plombier ou électricien.
Le hic, c'est qu'il a de trsè forte chances de parfaitement bien gagner sa vie avec un tel métier, sans passer par la case Pole Emploi, sans avoir la dépendance d'une société qui entretient savament la pénurie d'emplois pour en diminuer le cout, il sera assez rapidement son propre employeur, et propriétaire de ses moyens de production. Boudiou ! Qui dans nos gouverants actuels peut simplement oser penser a une telle orientation sans se faire taxer de communiste !! ? Le problème aujourd'hui tient a cette idéologie du capital. Maintenir une pénurie d'emplois et donc une énorme masse de demandeurs non servis permet de limiter le cout des salaires. Cherchez pas plus loin, c'est parfaitement calculé. Je ne suis même pas a convaicre, j'en ai la conviction profonde.

Aider également les artisans par des prêts d'état remboursés sur le rendement de l'artisan, serait une mesure permettant de se passer de la gourmandise du secteur bancaire privé sur le dos de ces toutes peittes entreprises.
Mais la aussi c'est un réel débat politique a avoir : qui privilégier dans les effotrs que la collectivité peut fournir ?
Même problématique que précédemment.

Chercher a creer d'en haut 300 000 emplois jeunes sans autre soucis que de diminuer technocratiquement le nombre de chomeurs jeunes, c'est une escroquerie impardonnable.

S'affairer pour restaurer un tissus de travail indépendant et de petites industries locales répondant aux besoins locaux, là y a pas photo.

On ne fait pas courrir un cheval en lui montrant la photo d'un pré bien vert, on lui donne avant tout du bon foin pour qu'il puisse travailler le lendemain.
Pour offrir des emplois, il ne suffit pas de s'en faire une idée globale, il faut avant tout relancer le tissus industriel basique.
 
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