|
Par Jean d_Arcueil le 09/06/2010
On entend des gros mots lorsque l’on parle de taxation des produits importés, des voix se mettent à hurler au protectionnisme, ça à l’air d’être le pire des fléaux !
Pourtant, je pense qu’il y a une piste intéressante et je vais être concret pour commencer. Imaginons un produit X fabriqué dans un pays à bas coût de main d’œuvre et qui ne respecte pas l’environnement. Il est importé en France sur la base de 100 euros et de par son origine on décide de le taxer de 30 euros. Ce produit se retrouve à 130 euros et devient moins compétitif par rapport au même produit fabriqué localement qui intègre dans leur prix différents financements, la protection sociale notamment et les normes environnementales de fabrication.
Ce qui serait novateur c’est que les 30 euros de taxation ne tombent pas dans les poches de l’Etat mais qu’ils soient donnés aux pays en développement pour abonder des financements de protection sociale et de protection de l’environnement.
Dans ce cas de figure les mesures de rétorsion des pays exportateurs seraient malvenues sauf à ce qu’ils appliquent la même politique et donc contribuent aussi au développement de cette protection sociale et environnement qui deviendrait un but pour l’humanité, un vrai projet porteur d’espérance, une utopie comme celles que 1968 a pu porter, mais qui a marqué à tout jamais notre civilisation.
L’autre intérêt serait de freiner les délocalisations et de redynamiser l’emploi chez nous. Aujourd’hui notre crise vient du fait que nous nous sommes engagés tête baissée dans un monde déséquilibré et que ce déséquilibre ne profite qu’aux grandes multinationales et non, comme on tend à nous le faire accroire, aux peuples !
|