Vendredi 28 janvier, Ségolène Royal ouvrait à Grenoble les Etats Généraux du Renouveau organisés par Libération en partenariat avec Marianne et la Fondation Jean Jaurès. Invitée à débattre avec l'ancien premier ministre, Dominique de Villepin d'"un nouveau souffle pour la République", Ségolène Royal avait auparavant choisi de rendre visite aux habitants et aux associations du quartier de l'Abbaye sur le thème de l'éducation et celui de Villeneuve, victime de violence l'été dernier.
Aux 1000 personnes venues assister au débat et à Dominique de Villepin qui défendait la nécessité d'une réforme des institutions, Ségolène Royal a expliqué ainsi sa conception du renouveau de la République :
Evoquant ses discussions à Bully-les-Mines avec les associations caritatives de la ville, Ségolène Royal a expliqué :
"Il se passe quelque chose en France qui n'existait pas, il y a encore quelques mois (...). Ceux qui s'adressent aujourd'hui aux associations caritatives, au Secours Ouvrier dans le Nord, au Secours Catholique, aux Restaurants du Coeur, ceux qui s'adressent à eux sont des salariés, des salariés qui n'arrivent plus à faire vivre leur famille avec leur salaire, ce sont des retraités qui n'arrivent plus à vivre avec leur retraite. C'est à dire qu'une fois qu'ils ont payé le loyer, les charges, l'essence, ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois alors qu'ils ont un travail, une retraite qui est le fruit d'un travail de toute une vie. On est plus dans le déclassement social, on est dans le chaos social. Et l'inquiétude monte. (...) En face de cela, on voit des comportements qui sont intolérables de la part des grandes entreprises, de la part des multinationales qui pratiquent ce que j'appelle, ce que les tribunaux appellent des licenciements boursiers."
Ségolène Royal a ensuite lu le jugement du tribunal en faveur des salariés de LU et précisé que ses principes devaient être inscrits dans la loi pour qu'à l'avenir : "Toute entreprise qui est en phase de croissance, dont les profits augmentent ne [puisse] en aucun cas prétendre à des licenciements pour cause économique."
Voici en vidéo un extrait de ce passage (montage LCI) :
Voici le discours de François Lemaire, maire de Bully-Les-Mines :
Et pour finir des photos de ce grand moment citoyen des voeux à la population de Bully-Les-Mines et ainsi que quelques extraits de la presse régionales :
Je salue la victoire du peuple tunisien qui ne doit qu'à son courage la fin d'un pouvoir brutal et corrompu.
Que vive la Tunisie libre et démocratique !
J'exprime du fond du cœur, mes condoléances attristées aux familles des victimes tombées pour défendre la liberté du peuple tunisien.
Je demande au gouvernement transitoire de libérer immédiatement les prisonniers politiques, de rétablir la liberté de la presse et d'organiser sans tarder des élections libres et démocratiques.
La France, pays de la révolution de 1789, se doit de soutenir efficacement le processus démocratique et d'aider le peuple tunisien à retrouver Paix et prospérité.
Invitée pour la première émission de BFMTV 2012 RMC LePoint, Ségolène Royal a pu développer sa vision de la France, une France qui renouerait avec sa promesse républicaine "considérablement affaiblis depuis trois ans" : "Je veux rétablir la promesse républicaine, valeur fondamentale de la France" a-t-elle ainsi déclaré.
Interrogée par Olivier Mazerolle sur ce que serait "la prise de position éthique d'une campagne de Ségolène Royal", elle a déclaré : "la barbarie d'aujourd'hui ce sont les hommes et les femmes qui sont considérés comme des choses dans certaines entreprises et qui sont liquidés lorsqu'il faut chercher une rentabilité boursière immédiate. (...). Une décision très claire, très ferme, immédiate que je prendrais sera celle d'une interdiction des licenciements boursiers."
Reprenant sa proposition émise lors de sa rencontre à Cergy avec les ouvriers de LU, Ségolène Royal a expliqué : "Il faut inscrire dans la loi l'interdiction des licenciements boursiers et pour que ces grandes entreprises cotées en bourse comprennent bien le message il faudra prévoir le remboursement immédiat de l'ensemble des aides publiques reçues par les entreprises qui délocalisent ou qui licencient lorsqu'elles font des profits".
Retrouvez ci-dessous l'interview de Ségolène Royal :
Après la présentation d'un portait au cours duquel Jean-Pierre Mignard a décrit l'influence de son travail auprès de François Mitterrand, Ségolène Royal a répondu sur sa conception du pouvoir :
Interrogée par Christophe Ono-dit-Biot sur ce qui pourrait sortir les Français du pessimisme, Ségolène Royal a insisté sur l’absolue nécessité de donner une perspective et du travail à la jeunesse notamment en déployant le pacte national qu’elle propose.
Voici le discours que Ségolène Royal a prononcé à Jarnac en hommage à la mémoire de François Mitterrand, disparu voilà quinze ans, le 8 janvier 1996. L'hommage est suivi d'une chronologie des années d'apprentissage puis d'action de Ségolène Royal aux côtés de François Mitterrand.
Monsieur le Maire, Chers amis,
C’est ici, dans cette Charente qu’il aimait tant, que François Mitterrand a commencé à se passionner pour l’histoire de France.
« On ne peut rien faire avec la France si on ne l'aime pas » disait François Mitterrand.
En cette nouvelle année, je tiens à vous adresser mes voeux les plus chaleureux.
Et en le faisant je pense d'abord à toutes celles et tous ceux qui sont dans la peine, dans la solitude, dans les souffrances de santé, tous ceux qui ont perdu leur travail ou tardent à en retrouver un.
En cette année qui s’achève beaucoup de Français sont dans la difficulté. Des millions de Français ont ressenti davantage de pauvreté et ont parfois même basculé dans la misère.
Qui peut vivre aujourd'hui avec le Smic ou même avec un peu plus ?
Par L'Equipe de Désirs d'avenir
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19 Décembre 2010
"Alors oui j'ai décidé d'avancer avec clarté et simplicité, avec vérité. A un moment, il faut dire les choses. Il faut faire ce que l'on dit et dire ce que l'on pense." a déclaré Ségolène Royal en introduction de son discours au Rassemblement de la Fraternité réunissant ce samedi 18 décembre 2010 plus de 300 personnes à Paris.
"Je veux que vous alliez au contact des entreprises, des associations, des familles, faites remonter les informations", a-t-elle lancé aux militants et sympathisants rassemblés au patronage laïque de Paris. "Faites une campagne de terrain au porte à porte, les yeux dans les yeux", car "la politique c'est d'abord cela, le contact avec les citoyens", a-t-elle poursuivi devant une salle enthousiaste. "Je vous demande d'être exemplaires. Nous ne sommes pas au service de la gauche, nous sommes au service de la France", a lancé la candidate de la gauche à la présidentielle de 2007, prévenant que la campagne 2012 ne ressemblerait pas à celle de 2007.